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Athlétisme

Enthousiaste et ambitieux, le relais mixte 4x400m entre en lice aux championnats du monde

Comme souvent lors des grandes compétitions internationales, les différents relais 4x400m belges seront l’un des fers de lance de notre délégation. La donne ne change pas à Eugène à l’occasion des championnats du monde. Le relais 4x400m mixte sera le premier à l’œuvre mais avant de penser à une nouvelle finale, il faudra sortir des qualifications ce vendredi soir, sur le coup de 19h50 locales (04h50 samedi en Belgique).

Le relais mixte a vu le jour en 2017 alors des championnats du monde de relais disputés à Nassau aux Bahamas. Depuis l’épreuve gagne en popularité et a même fait son entrée au programme olympique lors des Jeux de Tokyo. "Cette mixité c’est quelque chose d’important dans le monde du sport" explique Carole Bam, la coach des Cheetahs. Contrairement aux compétitions précédentes où l’ordre était laissé au choix des équipes, ici les règles ont changé. Obligatoirement, un homme s’élancera en premier pour passer le témoin à une femme qui le transmettra ensuite à un homme. Celui-ci le donnera enfin à une femme pour ponctuer la course. "Pour une fois, ce n’est pas Kévin qui terminera un relais" rigole Jacques Borlée. "C’est assez particulier mais cela met en évidence les femmes. Elles sont souvent brimées dans le monde. Leur donner cette vitrine, c’est quelque chose de formidable" poursuit le coach des Tornados.

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A la place de Kévin, c’est sa compagne et partenaire au sein du relais 4x400m Camille Laus qui sera la dernière relayeuse. "Je l’appréhende comme n’importe quelle autre course" confie la capitaine des Cheetahs. "Etant donné que mes concurrentes seront toutes des filles, ce sera comme une course avec les Cheetahs. Finalement, il n’y aura pas vraiment de différences à part que je recevrai le témoin d’un homme" ajoute la Tournaisienne.

Cela va se jouer sur les stratégies

Mais qu’attendre de ce relais mixte et quelles sont ses ambitions et objectifs ? "C’est compliqué de dégager des favoris. Derrière les États-Unis, qui sont au-dessus du lot, il y a beaucoup d’équipes inattendues qui peuvent s’illustrer, comme l’Espagne ou la Grande-Bretagne par exemple. Tout va surtout dépendre des coureurs alignés car beaucoup d’entre eux sont aussi engagés en individuel. Notre objectif est d’atteindre la finale et puis on verra ce qui est possible" analyse Kévin Borlée. "Quand on additionne tous nos meilleurs temps, on se situe aux alentours de la neuvième place tout en restant très proche de la cinquième" poursuit son père et entraîneur Jacques. "Cela va se jouer sur les stratégies, comment on va fonctionner. On va d’abord essayer d’accrocher la finale et puis après c’est la bouteille à encre. La République dominicaine est la grande favorite devant les Etats-Unis. Pour la troisième place, si on est en finale, on verra si on sait jouer la médaille ou pas." A voir aussi comment l’absence de Cynthia Bolingo sera négociée. L’athlète bruxelloise doit renoncer aux Mondiaux en raison de sa blessure au genou survenue lors des championnats de Belgique indoor.

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