Belgique

Enseignement supérieur : Que faire en cas de covid ou de quarantaine en pleine session d’examens ?

Que faire quand on est positif ou cas contact en pleine session d’examens ?

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04 janv. 2022 à 17:41 - mise à jour 04 janv. 2022 à 17:42Temps de lecture3 min
Par T.D.Q. et E.B.

Après deux semaines de blocus intensives, c’est l’heure de vérité pour les étudiants du supérieur. La session d’examens de janvier a déjà débuté sur le campus de l’UCLouvain, elle commencera ailleurs dans les jours qui viennent. Une session normale, c’est-à-dire en présentiel quasiment partout en Fédération Wallonie-Bruxelles… ou presque, car elle sera toujours assujettie de règles sanitaires à respecter, comme le port du masque obligatoire en auditoire. La distanciation sociale restera de mise : un siège sur 3 et une rangée sur 2, et les auditoires devront être aérés et désinfectés régulièrement.

Un retour du présentiel apprécié

Sur le campus de l’Université libre de Bruxelles (ULB), on se réjouit de retrouver cette configuration d’examen. "Je préfère clairement être en auditoire qu’être dans ma chambre. Le présentiel me donne le sentiment de tester véritablement mes connaissances", explique Hamza, étudiant en médecine. "Pour moi, le présentiel, c’est rassurant. On voit les autres étudiants, on peut aussi interpeller le professeur. On est plus habitué à cela", complète Arsène, étudiant en sciences politiques.

Il est certain que des étudiants positifs au Covid vont venir passer leurs examens

C’est la crainte ressentie par de nombreux étudiants sur les campus universitaires et hautes écoles. Ces dernières semaines, la situation sanitaire est préoccupante avec l’émergence du variant Omicron. Après un premier semestre de cours et un blocus, certains students pourraient être tentés de nier leurs symptômes ou ne pas respecter les règles de quarantaine pour passer leurs examens. "Il est certain que des étudiants positifs au Covid vont venir passer leurs examens. Ils ne vont pas se déclarer comme tel et je ne les comprends, car nous n’avons aucune garantie, aucune promesse de pouvoir passer ces examens en première session", dénonce Sofia Touhami, étudiante en 2e master en droit social.

La différence entre un certificat médical et un certificat de quarantaine

Pour les étudiants, les règles sont très claires. Si un étudiant est malade, qu’il s’agisse du Covid ou autre et qu’il dispose d’un certificat médical, cela signifie qu’un médecin l’a déclaré dans l’incapacité de présenter ses examens. Dans ce cas, les examens non présentés seront à passer en deuxième session en août, sauf s’il y a un geste d’un professeur et qu’il accepte d’organiser un examen à une autre date.

Si par contre, un étudiant est cas contact, à l’isolement ou en attente d’un résultat d’un test et qu’il dispose d’un certificat de quarantaine en bonne et due forme, l’étudiant devra dans les plus brefs délais en avertir l’administration de sa faculté et le ou les professeurs concernés.

Valérie Glatigny (MR), la ministre francophone de l’Enseignement Supérieur, réitère son appel auprès des universités et hautes écoles à de la souplesse envers ces étudiants. "Durant les sessions précédentes, des solutions ont pu être trouvées pour de nombreux étudiants. Nous appelons les établissements à ce que cela soit à nouveau le cas pour cette session de janvier 2022", souligne par communiqué la ministre francophone.

Trouver des solutions dans la mesure du possible

Pour éviter des tentations de non-respect des règles de quarantaine, les professeurs, les facultés et les directions sont vigilants. De la souplesse et de la flexibilité, il y en aura comme depuis le début de la crise. "Les professeurs et les présidents de jury tâcheront de trouver un maximum de solutions pour les étudiants qui ont été soumis à de la quarantaine. Des examens pourraient être déplacés à une autre date ou dans une autre école où ce même professeur donne le même cours. Cela pourrait aussi être un écrit transformé en oral ou un travail à remettre. Il pourrait encore s’agir d’un examen à distance. L’objectif c’est vraiment de faire en sorte que la session soit la plus sereine possible pour les étudiants", détaille Isabelle De Coster, attaché de presse à l’UCLouvain.

Pour y parvenir, certains établissements du supérieur envisagent de prolonger d’une à deux semaines la session d’examens de janvier.

Examens : La déferlante omicron inquiète les étudiants

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