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Enseignement secondaire : nécessité d'ouvrir quatre écoles d'ici trois ans

Enseignement secondaire : nécessité d'ouvrir quatre écoles d'ici trois ans
05 sept. 2012 à 06:452 min
Par RTBF

Pour les élèves du nord de Bruxelles, il est de plus en plus difficile de se trouver une place sur les bancs de l'école secondaire. Entre Jette, Ganshoren, et Berchem, ce papa n'a trouvé aucune école pour sa fille. Il raconte qu'il n'est pas le seul. "Il y a notamment une de ses camarades qui a fait le choix pour être sure d’avoir une école d’aller à Woluwe. Elle fait donc une heure de trajet le matin et une heure de trajet de retour. À 12 ans, je trouve que c’est un peu beaucoup."

Offre scolaire attractive pour les enfants des deux Brabant et augmentation galopante de la population bruxelloise, ces deux facteurs remplissent de plus en plus rapidement les classes du secondaire. Xavier Dehaibe a réalisé une étude sur l'enseignement pour l'Institut Bruxellois de Statistiques et d'Analyses : "c’est vrai que s’il n’y a rien qui est fait, il va certainement manquer de places parce que cette croissance démographique est très rapide et elle vient s’inscrire dans un contexte où les places existantes sont déjà pour la plupart occupées. Donc effectivement, si rien n’est fait, il va manquer de places et c’est ça qui nécessite l’ouverture d’écoles."

Deux écoles secondaires ont ouvert les portes cette année. L'une à Laeken, l'autre à Haren. D'après l'étude, il en faudrait quatre autres d'ici trois ans. Des projets communaux sont dans les cartons à Saint-Gilles et Schaerbeek. Quelques écoles libres vont s'agrandir, mais jusqu'ici aucun plan concerté n'existe. 2015 arrive pourtant dans trois ans.

Le problème, comme souvent, c'est le financement pour créer ces écoles. Fédération Wallonie-Bruxelles, réseau libre, et commune, chaque acteur réclame, à sa manière, de nouveaux financements. D'autant plus qu'un niveau de pouvoir n'existe pas, à Bruxelles : la province. C'est ce que nous explique Roberto Galuccio. Il est administrateur du conseil des pouvoirs organisateurs de l'enseignement neutre subventionné. "Elle a une compétence d’enseignement qu’elle utilise de façon massive et de façon très intelligente et elle a évidemment un avantage énorme, c’est qu’elle a une capacité de lever des impôts. Grâce à cela, elle gère effectivement un parc important d’écoles secondaires, principalement orientées vers le qualifiant ; ce qui lui permet de répondre à la fois à des objectifs de besoins de capacité d’accueil en termes d’école mais aussi en termes d’insertion socioprofessionnelle et donc de répondre aux besoins économiques de la Région wallonne."

Une des idées avancées serait de constituer une intercommunale pour l'enseignement. Elle rassemblerait les moyens des communes bruxelloises.

Hélène Maquet

 

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