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Enseignement et numérique : "On peut dire qu’on vient de très loin…" et les avancées se font en ordre dispersé

Enseignement et numérique
19 mai 2021 à 05:00 - mise à jour 19 mai 2021 à 11:52Temps de lecture12 min
Par M. Allo

La technologie a intégré des pans entiers de notre société au point de la rendre bien souvent incontournable. Maîtriser ces outils est dès lors nécessaire aujourd’hui dans de nombreuses situations de la vie courante. L’école a, dans ce contexte, un rôle important à jouer pour préparer les jeunes à cette réalité.

Comment cet apprentissage se met-il concrètement en place sur le terrain ? Certaines écoles ont déjà pris de l’avance, d’autres tentent de démarrer un projet. La tâche est importante tant elle touche à de nombreux aspects. Sans pouvoir donner la parole à tout le monde, nous sommes allés à la rencontre de ceux qui utilisent ou utiliseront ces outils et ceux qui développent des stratégies pour que tout cela puisse se mettre en place.


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Etudes PISA et TALIS

En Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), la stratégie numérique pour l’éducation existe depuis 2018. Cette année-là, les études PISA et TALIS, montrent à quel point la FWB a du retard dans l’utilisation des outils numériques au sein des écoles, et cela à travers différents indicateurs.

Daniel Verougstraete est l’un des fondateurs de l’asbl EducIT qui aide les écoles depuis 2019 à intégrer le numérique dans leurs pratiques. Il observe que : "Le numérique dans l’enseignement en Fédération Wallonie Bruxelles est quand même très peu présent historiquement, surtout quand on le compare à d’autres régions ou pays. On est vraiment les tout derniers de la classe au niveau de l’OCDE […] En 2021, il était temps que, surtout les plus fragiles, ne soient pas pénalisés par le fait que l’école ne jouait pas le rôle d’ascenseur social pour permettre aux enfants d’acquérir les compétences minimums."

Pour cette association, l’ordinateur doit devenir un outil de plus dans le cartable de l’étudiant.

Pourcentage d’enseignants du premier cycle du secondaire déclarant laisser fréquemment les élèves utiliser les TIC pour des projets ou des travaux en classe – TALIS2018
Pourcentage d’enseignants du premier cycle du secondaire déclarant laisser fréquemment les élèves utiliser les TIC pour des projets ou des travaux en classe – TALIS2018 OCDE – TALIS 2018 ; Calculs aSPe – ULiège

En 2018, sortait aussi le baromètre Digital Wallonia, Education et numérique, également riche en indicateurs, où l’on observe (p.31) qu’en 2017 un cinquième des établissements (fondamental, secondaire, spécialisé et promotion sociale) avaient "inscrit explicitement l’éducation aux compétences numériques dans le projet d’établissement".

PROJET D’ÉTABLISSEMENT INCLUANT L’ÉDUCATION AUX COMPÉTENCES NUMÉRIQUES
PROJET D’ÉTABLISSEMENT INCLUANT L’ÉDUCATION AUX COMPÉTENCES NUMÉRIQUES Digital-Wallonia

Une transition qui ne laisse personne derrière

Ces dernières années, des établissements ont entamé une transition vers le numérique. La pandémie de Covid-19 a agi comme un accélérateur, mais elle a aussi montré les difficultés auxquelles sont confrontées les écoles et notamment la fracture numérique qu’il faudra résoudre pour mettre tout le monde à égalité.


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Le manque de matériel n’est d’ailleurs pas seulement visible chez les élèves. Une étude de l’UMons sur les pratiques des enseignants en temps de pandémie montre que lors du premier confinement près de 12% des enseignants du primaire et du secondaire n’avaient pas un matériel adapté pour permettre un enseignement en temps de confinement et un peu plus de 35% rencontraient parfois des difficultés. "On parle souvent d’une fracture numérique chez les élèves du primaire et du secondaire, là on a vu qu’il existait aussi une fracture numérique chez les enseignants", nous explique Natacha Duroisin, chargée de cours à l’Ecole de Formation des Enseignants et Docteur en Sciences psychologiques et de l’Education qui a réalisé l’étude citée ci-dessus.

Une seconde étude de l’UMons a été réalisée à la rentrée scolaire. Les résultats montrent que les enseignants se sont formés davantage et pris en main des outils numériques.

Équipement numérique des enseignants. « Enquête en FWB sur les pratiques des enseignants en temps de pandémie et sur la rentrée scolaire 2020-2021 ». Prof : Natacha Duroisin
Équipement numérique des enseignants. « Enquête en FWB sur les pratiques des enseignants en temps de pandémie et sur la rentrée scolaire 2020-2021 ». Prof : Natacha Duroisin UMons

Ce qu’en pensent les écoles

L’une des premières écoles à accepter de répondre à nos questions se trouve à Bruxelles. La directrice des sections maternelles et primaires ne souhaite pas que l’on puisse reconnaître son établissement. En apprenant le sujet de l’article, elle nous explique très rapidement que lors du premier confinement, "on s’est bien débrouillé…". La communication avec les élèves s’est faite essentiellement à travers une messagerie bien connue. Des travaux ont aussi été imprimés et envoyés à la maison, car la plupart des élèves n’avaient pas d’ordinateurs ou d’imprimantes.

Depuis lors, l’école s’est inscrite sur la plateforme d’enseignement à distance Happi mise à disposition par la FWB, mais cela ne change rien au constat initial, à savoir le manque de matériel informatique chez les élèves. L’établissement a inscrit dans son plan de pilotage la nécessité de trouver une solution pour équiper les enfants d’ordinateurs, ce qui prendra certainement un peu de temps. Quoi qu’il en soit, la priorité a été mise dans la section secondaire qui, il y a encore quelques jours dispensait des cours en mode hybride.

"L’outil informatique est partout, sauf à l’école et c’est là que l’on doit apprendre à l’utiliser"

Cette question du manque de matériel pour les élèves revient régulièrement dans les conversations avec les acteurs de l’école. Des initiatives existent, mais elles se concentrent essentiellement sur le secondaire. La plateforme "Mes outils numériques" de la FWB propose des solutions pour équiper les jeunes. L’asbl Digital For Youth a aussi été sollicitée pour fournir des PC reconditionnés. La FWB propose également aux sociétés privées de faire des dons d’ordinateurs, là aussi reconditionnés.

Autre initiative, celle de l’asbl EducIT. Philippe Van Ophem, cofondateur de l’association précise : "L’outil informatique est partout, sauf à l’école et c’est là que l’on doit apprendre à l’utiliser". À l’aide d’un modèle financier, cette association guide les écoles dans l’acquisition de matériel informatique.

Chaque ordinateur coûte près de 290 euros TVAC, financés sur 3 ans dont 75 euros sont à charge de la FWB. Un fonds de solidarité est également prévu pour les élèves qui ne pourraient pas payer ce montant. À ce jour, une vingtaine d’implantations et 3500 jeunes ont bénéficié de ce système. À terme, la volonté est d’équiper 260.000 jeunes en FWB.


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Équiper aussi les écoles

Outre le matériel nécessaire pour les élèves, il faut aussi équiper les écoles. A ce propos, des travaux sont en cours au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles et les Régions afin d’établir une liste standard de matériel minimum à installer (ce qui n’exclut pas l’achat de matériel complémentaire).

"Il faut nous donner les moyens, du temps et des formations"

Toujours à Bruxelles, mais dans une autre école primaire. Ici la directrice nous explique être favorable au numérique à l’école, mais alors poursuit-elle, "Il faut nous donner les moyens, du temps et des formations". Elle donne l’exemple des tableaux interactifs, sous-exploités, pour lesquels aucune formation n’est prévue. Si avant le premier confinement, il n’y avait pas de plateforme réunissant élèves et professeurs au sein de l’école, c’est à présent une réalité. Après avoir regardé différentes solutions, le choix s’est porté sur la suite éducation de Google car la solution de la FWB semblait trop difficile. Cette directrice retient cependant le questionnement de certains parents par rapport aux données personnelles sur la plateforme choisie.

Cette directrice explique que tout ce qui se fait actuellement se fait grâce à la bonne volonté d’enseignants qui donnent de leur temps, sans oublier l’aspect technique et l’entretien du matériel. "Il faudrait une personne à temps plein". Enfin, autre constat formulé : le manque de matériel pour de nombreux élèves, malgré un public plutôt favorisé, notamment pendant le confinement où l’accès à un ordinateur n’était pas une évidence pour toutes les familles.

Un soutien technique nécessaire

Un soutien technique nécessaire
Un soutien technique nécessaire © Tous droits réservés

Ce n’est pas tout d’avoir du matériel en classe encore faut-il pouvoir l’installer et le configurer. Des compétences qui dans de nombreuses entreprises sont confiées à un service informatique. L’enjeu est important pour les écoles où les enseignants n’ont pas forcément les connaissances ni le temps de se charger de cet aspect.

Si des solutions sont proposées par exemple par des communes, cela ne semble pas toujours régler le problème. Quant à la FWB, elle n’a pas les moyens à l’heure actuelle de proposer un soutien technique à chaque école. L’enjeu est important et fait d’ailleurs actuellement l’objet de réflexions au niveau politique.

Des formations existent ou ont vu le jour dont une pour des conseillers techno-pédagogiques qui travailleront au sein des différentes fédérations de pouvoirs organisateurs. Ces personnes assureront notamment l’accompagnement des enseignants dans la mise en place de leur projet numérique.

Les écoles ont également la possibilité de nommer une ou un délégué-référent au numérique au sein de l’établissement qui disposera d’un nombre d’heures pour l’appui technique. À nouveau, le sujet est discuté au sein de l’administration notamment pour la formation, la reconnaissance de ce rôle, mais on n’en saura pas plus aujourd’hui…

La formation des enseignants

C’est une demande qui revient régulièrement sur le terrain. Les enseignants demandent à être formés aux outils numériques. Ce point fait aussi partie de la stratégie numérique pour l’éducation. La situation devrait évoluer puisque plusieurs formations au numérique sont proposées. Elles portent, notamment sur l’enseignement d’une matière par le numérique, l’apprentissage avec le numérique, l’enseignement du codage, l’éducation aux médias, etc.

La situation pourrait aussi changer pour les futurs enseignants, puisqu’il est question à présent d’intégrer dans la formation initiale des enseignants un volet numérique.


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La plateforme numérique, véritable cœur du système

Capture d'écran de la plateforme Happi

Ces dernières années des établissements ont entamé une transition vers le numérique et ont choisi des plateformes disponibles sur le marché (open source ou privé) telles que Smarschool, Padlet, Moodle, la suite de Microsoft ou de Google, etc. Ces environnements spécialisés mettent à disposition des écoles de nombreux outils comme la création de contenus ou de communication, etc.

À la suite du premier confinement, la FWB a elle aussi proposé sa plateforme Happi (pour Hybridation des apprentissages interactifs). L’outil est gratuit et a été mis au point en trois mois (sur base de Moodle) après le premier confinement pour être prêt au mois d’août 2020. Les écoles secondaires ayant, dans bien des cas, pris les devants, la plateforme de la FWB a essentiellement été adoptée dans le primaire.

La FWB précise que cela est et restera le choix de l’école. Pas question donc d’imposer ses propres outils que sont e-classe et Happi.

Il y a quelques semaines, cette dernière était disponible dans 845 établissements scolaires et comptabilisait près de 250.000 utilisateurs inscrits, dont 240.000 élèves. Sur e-classe, environ 19.000 utilisateurs sont identifiés.

La sécurité des données des élèves et des enseignants

Guide pratique : Comprendre et appliquer le RGPD en classe

La question de la sécurité informatique ou l’utilisation des données personnelles sont aussi des points importants. A fortiori lorsqu’il s’agit d’informations concernant les élèves, mais aussi des enseignants.

Nathalie Bolland, responsable de direction du Service général du Numérique éducatif pour la FWB, précise que leurs outils respectent un cadre et notamment le règlement général sur la protection des données (RGPD).

Pour les écoles qui utiliseraient d’autres systèmes, la FWB propose des guides sur les normes de sécurité à mettre en place ou encore sur le RGPD en classe. "Dans nos guides on fait des comparatifs de plateformes, d’outils de communication avec les parents. Dans ces comparatifs, on attire l’attention sur tel outil en termes de sécurité… Attention là, il y a quand même les GAFAM qui se trouvent derrière et donc point d’attention pour l’école". La FWB préconise par ailleurs l’utilisation d’outils open source ayant notamment servi au développement de Happi.

On ne peut pas demander la même chose à tout le monde, mais tout le monde s’y est mis

Adeline Lecompte, professeur de mathématique à l’Institut Notre-Dame Séminaire 2e et 3e degrés de Bastogne

Direction, cette fois-ci, l’Institut Notre-Dame Séminaire 2e et 3e degrés de Bastogne. L’établissement scolaire compte près de 1000 élèves et 120 enseignants. Adeline Lecomte y est professeure de mathématique, mais aussi l’une des personnes-ressources en informatique (référent numérique détaché pour la gestion du réseau internet, la formation des professeurs, etc.).

L’école a déployé le wifi dans tout le bâtiment, dispose de cyberclasses, de tableaux interactifs, des tablettes et de nombreux ordinateurs. Le tout est articulé autour de la suite "Google Classroom" installée depuis une dizaine d’années au sein de l’école et le changement vers la plateforme Happi de la FWB semble à présent peu probable.

La pandémie de Covid-19 a aussi accéléré la mise en place de ces outils. "On n’a pas eu le choix. Maintenant, chacun [a géré] avec son degré d’aisance ou sa motivation. On ne peut pas demander la même chose à tout le monde, mais tout le monde s’y est mis". Les élèves dont s’occupe Adeline ont suivi un enseignement hybride. Si les premiers mois ont été difficiles, une vitesse de croisière semble à présent atteinte. Mais Adeline Lecomte note aussi : "Là, ils saturent, clairement ".

 

Cette professeure de mathématique s’est très vite intéressée aux technologies. Elle y voit toute une série d’avantages. Elle cite, par exemple, des logiciels de géométrie, la possibilité de faire des quiz ou des sondages en ligne. Elle met aussi à disposition des étudiants des vidéos en ligne pour expliquer différentes notions.

Quand on lui demande si l’utilisation du numérique est chronophage au quotidien, elle répond : "C’est sûr que ça prend du temps ! Si je veux rebondir sur mon cours, je vais écrire une équation ou une formule à la main et ça peut aller relativement vite. Dans un traitement texte, c’est déjà moins rapide. Et si on veut intégrer ce genre de choses dans des outils en ligne, c’est quand même beaucoup de chipotages". Est-ce que ça vaut le coup ? Adeline Lecomte nous dit, philosophe, que "de toute façon, je n’ai pas le choix avec les cours en distanciel". L’enseignante a envie de bien faire et elle veut que ce soit propre.

Concernant le matériel dont disposent les étudiants, une petite enquête interne à l’école révèle que la majorité possède un smartphone. Une bonne partie des élèves du degré supérieur avaient un ordinateur personnel. L’école a aussi bénéficié de subventions pour acheter des ordinateurs pour les mettre à disposition des élèves qui n’en possédaient pas, mais aussi du matériel (webcam, micros, PC, etc.) pour permettre l’enseignement à distance. Une réflexion est également en cours avec l’ASBL EducIT pour équiper chaque élève d’un ordinateur.

Cette enseignante estime que l’accent doit être mis sur le matériel, aussi bien pour les professeurs que pour les élèves, mais aussi sur la formation des enseignants.


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On peut dire qu’on vient de très très loin et on est encore très loin

EducIT a choisi de travailler sur les trois approches que sont l’équipement, l’accompagnement et la plateforme. Si ces 3 dimensions ne sont pas gérées en même temps, "Il vaut mieux ne rien faire" explique Daniel Verougstraete cofondateur de cette asbl.

Philippe Van Ophem, lui aussi de l’asbl, observe que la pandémie a permis au moins une chose : "C’est une prise de conscience tant politique qu’au sein des écoles de se dire, tient le digital a du sens et de manière différente de ce qu’on fait depuis des années". Daniel Verougstraete ajoute "Si on doit faire un bilan, on peut dire qu’on vient de très très loin… Et on est encore très loin".

Et la pédagogie ?

Référentiel de formation manuelle, technique, technologique et numérique / Version provisoire

Au nouveau pédagogique, il n’y a pour l’instant pas de référentiel – c’est-à-dire de textes de référence pour les enseignants - qui porte sur le numérique en FWB. La situation devrait évoluer "puisque le référentiel a été conçu", nous dit Nathalie Bolland, responsable de direction du Service général du Numérique éducatif. Le texte poursuit son parcours législatif afin d’être approuvé par le Parlement, mais vous pouvez déjà le consulter. "C’est une question de mois. Bientôt les enseignants vont pouvoir mettre en œuvre ce référentiel dans leurs cours".

Le document de référence abordera l’aspect technique, l’éveil de l’esprit critique, l’éducation aux médias, la citoyenneté et enfin la pensée algorithmique. Notons encore que les autres référentiels rédigés dans le cadre du Pacte pour un enseignement d’excellence pourront aussi intégrer le numérique. Cela concerne le tronc commun, c’est-à-dire de la maternelle à la 3e secondaire.

C’est la première fois qu’il y a une vision qui envisage la transition numérique dans toutes ces composantes

Pour terminer, le Service général du numérique éducatif insiste sur le fait que les sujets sont nombreux. "Il va falloir prioriser la masse des choses à faire y compris la question de l’équipement", explique Nathalie Bolland. Mais "C’est la première fois qu’il y a une vision qui envisage la transition numérique dans toutes ces composantes. On est bien conscient que si on équipe, il faut accompagner en parallèle". Et aussi, "On ne peut pas privilégier que l’équipement […] parce que cela s’est fait par le passé, notamment au niveau des Régions, et ça n’a pas toujours fonctionné… Parce que les équipes éducatives s’en sont détournées par manque de formation et par manque d’accompagnement".

Si ce service comptait il y a encore 2 ans, 3 ETP, ce sont actuellement une vingtaine de personnes qui y travaillent et des engagements sont encore prévus.

Enseignement face à la fracture numérique: JT 26/10/2020

Secondaire : les cours à distance face à la fracture numérique

JT 19h30

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