RTBFPasser au contenu

Societe

Enquête sur l'insomnie et les troubles du sommeil

Enquête sur l'insomnie et les troubles du sommeil
16 mai 2012 à 15:032 min
Par Isabelle Louette

En Belgique, un million de personnes souffrent de sévères insomnies, victimes du stress permanent du monde impitoyable dans lequel nous évoluons. En moyenne, nous manquons tous d’au moins une heure de sommeil par nuit.

Notre équipe a passé une journée et une nuit dans des laboratoires du sommeil à Charleroi et à Bruxelles pour mieux comprendre ce que signifie au quotidien, de vivre avec des maladies comme des apnées du sommeil par exemple, qui touchent de 4% à 10% de la population.

Nous ne dormons pas assez

Les spécialistes du sommeil confirment ce constat : nous ne dormons pas assez. La vie stressante que nous menons implique que choisissons de plus en plus souvent de sacrifier du sommeil pour garder "un peu de temps pour nous". Mais notre organisme subit inévitablement ce manque de sommeil. Notre corps peut réagir de différentes manières comme des dépressions nerveuses, des crises cardiaques, voire même des cancers.

Tout le monde n’est pas égal devant le besoin de sommeil

Si un adulte moyen a besoin de 7 heures 30 de sommeil par nuit, 10% de la population sont des "petits dormeurs" et n’ont besoin que de 5 heures pour reprendre des forces.

La souffrance des insomniaques

Certains insomniaques que notre équipe a rencontrés dorment à peine deux à trois heures par nuit, voire pas du tout. Ils cherchent alors à tuer le temps en consultant internet, en bricolant ou encore en réalisant des choses qu’ils n’ont pas le temps de faire durant la journée. Mais dès le lever du soleil, ils doivent assurer et assumer leur quotidien.  Leur emploi du temps peut laisser penser qu’ils vivent deux fois plus qu’une personne dite "normale", mais il n’en est rien car le manque de sommeil est néfaste pour la santé et diminue l’espérance de vie.

Nous avons testé pour vous

Pour pouvoir quantifier les conséquences du manque de sommeil, notre équipe a testé les effets d’une nuit blanche sous l’œil des caméras, mais elle a aussi suivi le rythme de travail de pilotes d’avion sur un vol jusqu’au Mexique. Quatorze à seize heures de travail d’affilée sont parfois nécessaires, sans compter les décalages horaires. Un pilote sur cinq avoue avoir déjà commis une erreur grave de pilotage à cause de la fatigue.  

La solution, c'est de préserver la qualité de notre sommeil. Nous passons en moyenne un tiers de notre vie à dormir, mais il ne s’agit en rien de temps perdu.

Rendez-vous ce mercredi dès 20H20 sur la Une télé pour un Questions à la Une consacré aux troubles du sommeil.

I.L. avec Alexandre Mitea

Au sommaire de Questions à La Une : Les troubles du sommeil

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Articles recommandés pour vous