Icône représentant un article audio.

Carnets d'opéra

Enfants de Roi, l’opéra triste mais feelgood de Humperdinck à l’Opéra d’Amsterdam

Carnets d'opéra

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

L’Opéra d’Amsterdam affiche Königskinder, et c’est une rareté à ne pas manquer. Nicolas Blanmont nous en dit plus dans ses Carnets d’opéra.

Pour la splendide partition d’Engelbert Humperdinck d’abord, plus wagnérienne encore que celle de son Hänsel und Gretel, riche de couleurs multiples et de leitmotivs discrets, et où les voix – solistes, chœurs et chœurs d’enfants – se mêlent organiquement à l’orchestre. Ancien directeur musical de la maison amstellodamoise, Marc Albrecht signe un retour réussi, d’autant qu’il dispose d’excellents solistes : le ténor Daniel Behle incarne magnifiquement le rôle gratifiant du Fils du Roi, la soprano Olga Kulchynska est la Gardienne d’oies qui deviendra princesse, avec l’aide de la Sorcière (l’insubmersible mezzo Doris Soffel) et du Ménestrel (l’excellent baryton basse Josef Wagner).

Mais la réussite de la soirée tient aussi à la mise en scène simple et belle de Christof Loy, sur un grand plateau dépouillé avec juste une cabane et un immense tilleul et des personnages habillés en couleurs crème qui soulignent bien le côté feelgood de cet opéra assurément un peu triste (les enfants de Roi sont chassés par la bêtise des villageois qui ne veulent pas les reconnaître comme tel) mais sans drame ni éclat. La lecture du grand metteur en scène allemand est tout en poésie et en délicatesse, avec un final sous la neige des plus émouvants.

Jusqu’au 22 octobre, www.dno.nl ; DVD attendu.

Sur le même sujet

Splendide Semele de Haendel en version scénique à l’Opéra de Lille

Carnets d'opéra

De Liège à Paris, une autre "Lakmé", universelle, à l’Opéra-Comique

Carnets d'opéra

Articles recommandés pour vous