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Énergie : faut-il aider tous les commerçants, quel qu’en soit le prix ?

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28 sept. 2022 à 09:34Temps de lecture2 min
Par C'est vous qui le dites

7 boulangeries ont dû fermer leurs portes à cause des prix de l’énergie. Les boulangers-pâtissiers sont nombreux à s’exprimer dans les journaux ce matin, ils n’en peuvent plus, ils n’arrivent pas à faire face aux factures d’énergie qui ont été multipliées parfois par 10. Sans aide rapide, de plus en plus de points de vente devront fermer. Le problème touche également d’autres secteurs. Selon Sudinfo, un plan d’aide sera présenté fin de semaine par Willy Borsus, ministre wallon de l’Économie.

Faut-il aider tous les commerçants, quel qu’en soit le prix ? C’est la question que l’on vous posait ce matin sur "c’est vous qui le dites".

 
Voici quelques moments forts de l’émission…

"Nos boulangers doivent être fiers des produits qu’ils vendent"

Aurélien, un auditeur de Bruxelles, est intervenu à ce sujet sur notre antenne : "Je pense que les boulangeries ont la capacité d’augmenter les prix de vente, il n’y a pas de raison que le prix de l’électricité augmente et que les sociétés ne puissent pas augmenter leurs prix aussi. Hier, au journal, un client expliquait qu’il devait faire 12 km pour chercher son pain, ça coûte 5 euros de carburant pour les faire. Les gens peuvent donc payer leur pain 3  eu lieu de 2 . Nos boulangers doivent être fiers des produits qu’ils vendent."

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"Je sais que je devrais mettre 6000 €"

Du côté de Genappe, Patricia nous partage son avis : "Il faut nous aider concrètement. Nous sommes artisans boulangers et nous avons appris la proposition d’aide. Faire des plans de paiement, c’est bien, mais ça ne sert à rien. Pour le moment, j’ai encore un contrat à prix fixe, mais à partir de novembre, ça va augmenter. Je sais que je devrais mettre 6000  sur la table. Je ne sais pas comment on va faire, c’est un grand stress. J’ai envie de pleurer toute la journée. Si on ferme, on perd tout, toute notre vie."

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"Si la moitié du chiffre d’affaires passe dans l’électricité, je devrais mettre la clé sous le paillasson"

Le débat se termine à Namur avec Olivier : "Dans mon centre de bien-être, on sera concerné au mois de janvier par ces hausses, lorsqu’on recevra le décompte définitif de l’électricité. En se renseignant déjà maintenant, il faudrait au moins doubler la facture mensuelle que je paie actuellement. L’année dernière, nous avions plus de 12.500  à payer sur l’année, ça veut dire qu’on arriverait à 25.000 , c’est-à-dire la moitié de chiffre d’affaires. Si la moitié du chiffre d’affaires passe dans l’électricité, je devrais mettre la clé sous le paillasson après 18 ans de fonctionnement."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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