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En Thaïlande, un groupe de metal défie la loi de lèse-majesté

13 févr. 2022 à 07:00Temps de lecture1 min
Par Belga

Des centaines de fans de metal ont vibré à Bangkok au son des guitares électriques et de la batterie du groupe thaïlandais Defying Decay, dont le dernier morceau est une référence au crime de lèse-majesté, un affront sévèrement puni dans le royaume.

"The law 112: secrecy and renegades", qui a été l'une des chansons rock les plus jouées sur les radios américaines en novembre dernier, est un hymne provocateur contre les tabous politiques de la Thaïlande.

Samedi soir, le groupe l'a interprété pour la première fois sur le sol thaïlandais.

Le crime de lèse-majesté

Le chiffre 112 renvoie à la section du code pénal qui punit jusqu'à 15 ans de prison toute critique à l'encontre du roi ou de sa famille. Prudent, Defying Decay évite dans ses paroles d'attaquer nommément une personne ou une institution.

"J'aime que les paroles soient ouvertes à l'interprétation et que chacun ait sa propre signification... quand j'écris mes chansons", a déclaré à l'AFP le chanteur et parolier Poom Euarchukiati.

Si le titre fait clairement référence à cette loi, les paroles de la chanson abordent en fait d'autres thèmes, critiques mais plus consensuels, comme la corruption.

Defying Decay n'est pas le premier groupe thaïlandais à utiliser sa musique pour défier le pouvoir. Il y a 3 ans, un groupe de hip-hop très populaire, Rap Against Dictatorship, avait fait la Une dans le pays avec un titre relatant une série d'affaires de corruption.

Depuis novembre 2020, 170 personnes ont été inculpées en vertu de la loi sur les insultes royales, selon l'organisation Thai Lawyers for Human Rights. 

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