RTBFPasser au contenu
Rechercher

En Bulgarie, la formation arrivée en tête aux élections échoue à former un gouvernement

En Bulgarie, la formation arrivée en tête aux élections échoue à former un gouvernement
23 avr. 2021 à 12:25Temps de lecture1 min
Par Belga

Le parti conservateur du Premier ministe bulgare, au pouvoir depuis une dizaine d'années, a sans surprise échoué dans sa tentative de formation d'un nouveau gouvernement faute de partenaire, laissant planer le risque de nouvelles élections dès cet été.

"Les autres partis se sont comportés de façon arrogante et irresponsable", a déclaré Daniel Mitov, que Boïko Borissov avait désigné pour lui succéder, en annonçant renoncer à soumettre sa liste de ministres au vote de l'Assemblée.

Si la formation Gerb est arrivée en tête des élections du 4 avril avec 26,2% des suffrages, elle a obtenu seulement 75 sièges sur les 240 d'une Assemblée très morcelée, et personne ne veut gouverner à ses côtés.

Accusé de nourrir la corruption

Les cinq autres partis parlementaires ont refusé toute négociation, affichant leur volonté de démanteler "le modèle Gerb" qui, selon eux, nourrit la corruption affectant ce pays le plus pauvre de l'Union européenne.

Signe du mécontentement grandissant de la population, M. Borissov avait dû affronter l'été dernier une importante vague de manifestations et avait à l'époque refusé de démissionner dans l'attente du scrutin législatif.

Après l'échec de Gerb, le président Roumen Radev doit charger la semaine prochaine le parti anti-système "Il y a un tel peuple" (ITP) de former un gouvernement. Fondé par le chanteur et animateur de télévision Slavi Trifonov, il avait créé la surprise en devenant la deuxième force politique.


►►►Lire aussi : La Bulgarie dans l'incertitude face à un Parlement morcelé


"Nous ne parlerons" qu'après avoir été investi de cette mission, a réagi vendredi le chef du groupe parlementaire, Tochko Yordanov, tandis que Boïko Borissov les accusait d'avoir "peur" de se hisser au pouvoir.

"Nouvelles élections à un Slavi de distance", titrait vendredi l'hebdomadaire Capital.

Si Slavi Trifonov renonce, il restera une troisième et ultime chance pour sortir de la crise politique faute de quoi les électeurs seront de nouveau convoqués aux urnes. Un scénario jugé hautement probable par les experts.

Sur le même sujet

En Bulgarie, le premier parti renonce à gouverner, "nouvelles élections" en vue

Monde Europe

Pour la deuxième fois en trois mois, les Bulgares retournent aux urnes pour sortir de l’impasse

Monde Europe

Articles recommandés pour vous