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En 2020, les polars seront coréens ou ne seront pas

En 2020, les polars seront coréens ou ne seront pas
19 févr. 2020 à 09:001 min
Par Sous Couverture

Je suis l'hiver de Ricardo Romero aux éditions Asphalte

Couverture de "Je suis l'hiver" de Ricardo Romero (Asphalte)

Pampa vient tout juste de sortir de l'école de police. Dans son minuscule village perdu à environ 400 kilomètres de Buenos Aires, il s'ennuie éperdument. En guise de compagnie, son collègue également policier, qui ne cesse de parler quand frappe la lassitude. Quand survient enfin une croustillante enquête à se mettre sous la dent. Son petit village serait attaqué par des braconniers. Pour pallier l'ennui, Pampa accourt dans la forêt pour mener l'enquête. Mais il y fait une macabre découverte, celle d'une jeune femme pendue.

S'ensuit un polar totalement introspectif. Pampa décide qu'il ne dira rien et attend que l'enquête vienne à lui. Ricardo Romero nous plonge dans une histoire aussi lente que poétique. Le lecteur finira par tout comprendre : les coutumes de ce petit village, l'identité de la jeune femme, le pourquoi de sa mort et le comportement de Pampa. Un roman étonnant et atypique.

Sang chaud de Kim Un-su aux éditions Matin Calme

Couverture de "Sang chaud" de Kim Un-su (Matin Calme)

Nous sommes à Busan, dans la deuxième plus grande ville de Corée du Sud et plus précisément dans le quartier de Guam. Située près d'un port très important, la métropole subit, d'un côté l'influence des yakuzas japonais et, de l'autre, celle des triades chinoises. La mafia de Busan a donc un statut tout particulier et est dirigée par le parrain le plus vieux de tous les cartels qui ne jure que par la formule "gagne petit, mais gagne longtemps". Usé de cette routine et cette façon de concevoir, son bras droit décide de lancer son propre business quitte à déclencher une guerre pour la succession du pouvoir.

Kim Un-su n'est pas un novice et ses polars sont déjà bien connus des amateurs du genre. Il propose une histoire construite crescendo jusqu'à déboucher sur des scènes finales d'une violence inouïe. Contrairement aux polars japonais ou chinois, ceux de Corée du Sud utilisent les codes occidentaux et sont donc davantage facile à comprendre et apprécier. Un récit qui monte en puissance, des personnages qui ne cessent de grandir : le résultat est ultra efficace.

La mafia coréenne, une IA sous drogue et une fille cachée

Sous Couverture avec Juan d'Oultremont

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Renouer avec ses racines, ne pas prévenir d'un crime et une vie fragmentée

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