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Emmanuel Macron: bilan d'une année chahutée

Lannée dEmmanuel Macron

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13 juil. 2019 à 09:42 - mise à jour 13 juil. 2019 à 09:423 min
Par L.V.

Demain, Emmanuel Macron accueillera Charles Michel, pour le défilé militaire du 14 juillet, à l’occasion de la Fête nationale française. Dix pays européens seront représentés sur les Champs Elysées, afin de mettre en avant l’idée de mettre en place une défense européenne. Le Président français tente de montrer son leadership sur la scène internationale, après une année très difficile sur le plan intérieur.

Le 14 juillet 2018, en plein défilé de la Fête nationale, deux motards se percutent devant les officiels au début de la cérémonie. Ce qui a créé un petit malaise durant l’évènement. Un petit malaise, peut-être de mauvaise augure pour Emmanuel Macron.

L’affaire Benalla éclate…

Ensuite, il y a eu l’affaire Benalla. Le 18 juin dernier, les internautes et la France entière découvrent les images de l’agression d’un de ses gardes du corps de l’époque, Alexandre Benalla. Celui-ci est filmé en train de frapper violemment une manifestante en plein Paris, le 1er mai. Il s’était fait passer pour un policier. En quelques jours, à peine, l’affaire s’est embrasée et, avec elle, c’est toute la machine macroniste qui s’est grippée. Les sanctions appliquées à l’encontre d’Alexandre Benalla sont jugées légères, et Emmanuel Macron reste muet sur cette affaire. Le 24 juillet 2018, il assume devant les députés français. "Le seul responsable de cette affaire, c’est moi. S’ils veulent un responsable, qu’ils viennent le chercher !"

Démission de Nicolas Hulot

Un mois plus tard, soit le 28 août 2018, Nicolas Hulot démissionne de son poste de ministre de la Transition écologique. A la radio, celui-ci déclare : " Je ne veux plus me mentir. Je ne veux pas donner l’illusion que ma présence au gouvernement signifie qu’on est à la hauteur sur ces enjeux-là. Et donc, je prends la décision de quitter le gouvernement." La présentatrice en face de lui en studio, lui demande alors : " Vous êtes sérieux ?" "Oui, je suis sérieux", lui répond Nicolas Hulot.

Le lendemain, Emmanuel Macron trébuche sur la rhétorique. Il utilise un vocabulaire qui agace parfois les Français. Au Danemark, il compare les Danois au "peuple luthérien ouvert aux transformations", avec les Français, "Gaulois réfractaires au changement". "Il ne s’agit pas d’être naïf, ce qui est possible est lié à une culture, un peuple marqué par son histoire. Ce peuple luthérien, qui a vécu les transformations de ces dernières années, n’est pas exactement le Gaulois réfractaire au changement […]. Mais, nous avons en commun, cette part d’Européen qui nous unit !" a-t-il déclaré dans son discours.

Crise des gilets jaunes

Alors que sa cote de popularité en prend un coup, le président français doit affronter le soulèvement d’une partie du peuple, en octobre 2018. C’est le début du mouvement des Gilets jaunes, en France. Ces Français en colère manifestent toutes les semaines dans les rues de diverses villes françaises : Lyon, Toulouse, Nantes, et bien sûr Paris. Des centaines de milliers de citoyens se rassemblent sur les ronds-points. La crise sociale part du prix de l’essence mais s’élargit, par après, à la contestation du pouvoir.

Quelques semaines après les premières manifestations, des casseurs infiltrent ce mouvement. C’est ainsi que le 1er décembre, les images du saccage de l’Arc de Triomphe font le tour du monde.

Gilets jaunes : une nouvelle journée d'incidents à Paris

JT 19h30

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Dix jours après ces incidents, Emmanuel Macron prononce un discours dans lequel il s’excuse. "Il a pu m’arriver de vous donner le sentiment que ce n’était pas mon souci, que j’avais d’autres priorités. Je sais aussi qu’il m’est arrivé de blesser certains d’entre vous par mes propos," assure-t-il.

Place au grand débat national !

Afin d’apaiser la fronde populaire jusqu’aux élections européennes, le chef de l’Etat organise le grand débat national, organisé autour de quatre grandes thématiques qui couvrent des grands enjeux de la nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’Etat des services publics, la transition écologique et la démocratie et la citoyenneté. L’idée est de permettre aux Français de s’exprimer sur tous ces sujets et bien d’autres.

Le 26 mai, la candidate de sa liste "LREM-Modem", Nathalie Loiseau, dépasse les 20%. Sa liste fait donc un bon score, même si elle termine derrière la liste d’extrême droite RN, de Marine Lepen.

Emmanuel Macron pouvait donc un peu souffler cet été. Mais, c’était sans compter sur cette nouvelle affaire qui touche le numéro deux de son gouvernement, François de Rugy. Le ministre de la Transition écologique est accusé d’avoir organisé des dîners fastueux financés par des fonds publics. Le quinquennat d’Emmanuel Macron n’est décidément pas de tout repos.

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