Emmanuel Macron après le débat: "Madame Le Pen a montré qu'elle n'aimait pas la liberté"

Emmanuel Macron revient sur le débat ce matin sur France Inter

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04 mai 2017 à 09:12 - mise à jour 04 mai 2017 à 09:12Temps de lecture2 min
Par X.L.

Interrogé ce jeudi matin sur France Inter, le candidat d'En marche! au second tour de l'élection présidentielle française est revenu sur la violence du débat qui l'avait opposé à son adversaire du Front National Marine Le Pen: "Je regrette que la tournure du débat aille vers ces bas-fonds mais que voulez-vous, les Français ont mis madame Le Pen au second tour et c’est bien madame Le Pen qu’il faut battre, et battre le plus largement possible."

Je crois qu’il faut débattre avec le Front national, parce qu’on n’arrive pas à tordre le cou à tous les mensonges, mais on en tue quelques-uns

Fallait-il débattre avec le Front national ? "La question était là depuis le début de cette campagne, souligne Emmanuel Macron. J’en ai mesuré toutes les difficultés, mais je crois qu’il faut débattre avec le Front national, parce qu’on n’arrive pas à tordre le cou à tous les mensonges, mais on en tue quelques-uns et parce qu’il est indispensable d’aller sur le champ de bataille, même si on se salit un peu".

Emmanuel Macron revient sur le débat ce matin sur France Inter (partie 2)

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Interrogé sur l'absence de Front Républicain, il a remarqué: "C’est la différence avec 2002, il n’y a pas de prise de conscience collective, politique, médiatique, citoyenne pour dire 'No pasaran' en quelque sorte. Je le constate, ce n’est pas le cas, parce qu’il y a indéniablement une banalisation du Front national, parce qu’il est plus fort qu’en 2002, et parce qu’il n’y a pas un consensus entre les forces politiques classiques pour le faire".

On peut être en désaccord avec le projet que je porte, mais avec moi, il y aura la protection d’un cadre démocratique dans lequel on peut être en désaccord.

Enfin, il y a un aspect du débat qui pour Emmanuel Macron, devrait "convaincre les électeurs de François Fillon et Jean-Luc Mélenchon, c’est que madame Le Pen, elle a montré qu’elle n’aime pas la liberté, elle l’a montré dans son rapport aux journalistes, elle l’a montré dans ses prises de position par rapport aux couples de même sexe, par rapport aux femmes, à la liberté de la presse (moi, je ne parle pas d'un ordre des journalistes). On peut être en désaccord avec le projet que je porte, mais avec moi, il y aura la protection d’un cadre démocratique dans lequel on peut être en désaccord. Vous pouvez vous poser légitimement la question avec le Front National".