Présidentielle française: François Bayrou va-t-il se déclarer candidat ou soutenir Macron?

Elections présidentielles françaises: François Bayrou, candidat ou pas? Réponse ce mercredi

© LOIC VENANCE - AFP

22 févr. 2017 à 11:08 - mise à jour 22 févr. 2017 à 11:08Temps de lecture1 min
Par A.D.

François Bayrou sera-t-il candidat à une quatrième élection présidentielle en France? Le suspense devrait prendre fin ce mercredi à l'occasion d'une "déclaration à la presse" qu'il tiendra à 16h30.

Une chose est toutefois sûre: Emmanuel Macron y sera particulièrement attentif. De nombreux commentateurs prédisent en effet le ralliement du leader centriste au candidat du mouvement En Marche!.

Lors de la primaire de la droite et du centre, le président du MoDem avait à l'époque apporté son soutien à Alain Juppé. Mais suite à la défaite de ce dernier face à François Fillon, tout était remis en question. 

Va-t-il se rallier à Emmanuel Macron ?

Pas question en effet pour François Bayrou de soutenir le candidat de la droite: "Je n'ai pas accepté d'accord avec lui," avait ainsi affirmé le président du MoDem en référence à François Fillon, "je considère son projet injuste. Il demande beaucoup à ceux qui ont peu et crée des avantages à ceux qui ont beaucoup".

Le leader centriste va-t-il donc se rallier à Emmanuel Macron, quasiment en coude-à-coude avec Marine Le Pen dans les sondages? Ou va-t-il repartir une nouvelle fois pour le grand prix de l'Elysée, face à un Macron qu'il n'a pas manqué d'accuser d'être le candidat des puissances d'argent? 

Une troisième voie?

Si une réponse devrait être donnée à 16h30 ce mercredi, il n'est toutefois pas certain qu'elle soit définitive. Comme l'analyse le Huffington Post, il est encore possible que François Bayrou annonce sa candidature pour ensuite la retirer dans la dernière ligne droite. 

"La perspective de voir Marine Le Pen accéder à l'Elysée donne des sueurs froides à François Bayrou", analyse le journal en ligne, "or jusqu'à présent, le maire de Pau a toujours dit qu'il prendrait 'ses responsabilités' face à 'la menace qui pèse sur la démocratie'". 

Cette extrême-droite, il l'a en effet en horreur. Souvenez-vous, en 2012 il avait dénoncé la "course-poursuite avec l'extrême droite" de Nicolas Sarkozy et annoncé, dès lors, choisir François Hollande au second tour.

L'ascension de Marine Le Pen dans les sondages pourrait faire changer le centriste de stratégie, jusqu'en dernière minute.