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Elections de mi-mandat aux USA : les Républicains dominent la Chambre, bataille serrée au Sénat, "un bon jour pour la démocratie" pour Biden

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09 nov. 2022 à 11:03 - mise à jour 09 nov. 2022 à 21:53Temps de lecture13 min
Par Jean-François Herbecq, G. Kounda, A. Poncelet et M. Van Winckel, avec Agences

Le président américain Joe Biden s'est dit "prêt" mercredi à travailler avec l'opposition républicaine au Congrès, après avoir réussi à contrer la "vague" conservatrice promise aux élections de mi-mandat.

"Je suis prêt à travailler avec l'opposition républicaine", a déclaré le dirigeant démocrate, affirmant être ouvert à toutes les "bonnes idées". Joe Biden a fait savoir que les leaders de l'opposition seraient invités prochainement à la Maison Blanche. 

Les élections législatives de mi-mandat ont représenté "un bon jour pour la démocratie", s'est félicité le président. "Et je pense que ce fut un bon jour pour l'Amérique".

Je suis prêt à travailler avec l'opposition républicaine

Le parti démocrate de Joe Biden a résisté mieux que prévu aux élections américaines de mi-mandat. Selon les projections, le camp républicain enregistre plusieurs victoires et domine la Chambre, mais son avancée est plus courte que prévu. Au Sénat, les deux partis sont dans un mouchoir de poche, donc le contrôle complet du Congrès n'est pas encore acquis aux Républicains mais une Chambre à majorité républicaine suffira à freiner voire bloquer toutes les politiques du président Joe Biden.

Une victoire fait la différence au Sénat en faveur des Démocrates, celle de John Fetterman en Pennsylvanie. En Floride, c'est le gouverneur Ron DeSantis qui assoit à la fois la domination républicaine dans cet Etat et ses ambitions personnelles à la Maison Blanche.

Un bon jour pour la démocratie

La participation est plus basse qu'en 2018 lors des dernières élections de mi-mandat, mais c'est la deuxième plus élevée en 50 ans. Cette mobilisation importante s'explique par l'inflation, au plus haut depuis 40 ans et qui a pu inciter les gens a voter, plutôt contre la politique de Biden. De leur côté, les démocrates se sont mobilisés pour défendre le droit à l'avortement. 

L’ancien président Donald Trump, qui devrait annoncer qu’il se présentera à la présidence en 2024, a vu certains des candidats qu’il soutient perdre leur élection.

Une vague rouge, pas un raz-de-marée

Ce n’est donc pas le "raz-de-marée rouge", la couleur des Républicains, comme certains d’entre eux le prédisaient, mais la Chambre des représentants est en passe d’être contrôlée par les Républicains même si les démocrates les ont repoussés dans plusieurs duels serrés. 

Selon CNN à 18h (heure belge), les Démocrates plafonnent à 184 derrière les Républicains à 202 sièges sur 435, la majorité étant fixée à 218. 

S'il reprennent le contrôle du Congrès, les Républicains pourraient empêcher un renforcement de l'aide militaire des Etats-Unis à l'Ukraine, mais les analystes estiment qu'ils pourraient se contenter de la freiner, sans l'interrompre totalement.

Réactions contrastées

L'ambiance à la Maison blanche s'est améliorée au fil des heures, des conseillers nerveux en début de soirée se montrant ensuite plus souriants. Mercredi matin, le directeur de cabinet de Joe Biden se réjouissait des résultats et se montrait goguenard: "Ne sous-estimez jamais à quel point la 'Team Biden' est sous-estimée".

"Il est clair que nous allons reprendre la Chambre des représentants": le ténor républicain Kevin McCarthy affichait son optimisme dans la nuit de mardi à mercredi, au moment où les résultats continuaient d'affluer.

"Ça n'a pas été une vague aussi importante que je l'espérais. Nous avons eu certains scrutins serrés qui sont allés à l'autre camp pour le moment", a déclaré le sénateur républicain du Texas Ted Cruz, qui avait même prédit un "tsunami rouge".

Le démocrate Fetterman arrache un siège de sénateur déterminant en Pennsylvanie

Il faudra sûrement plusieurs jours, voire plusieurs semaines avant qu'une majorité ne se dessine au Sénat, où les démocrates détenaient une très mince majorité avant l'élection. Pour l'instant, les deux camps sont pour le moment à égalité: 48 sièges pour les Démocrates, 49 pour les Républicains sur une assemblée qui en compte 100. Les Démocrates ont gagné un siège crucial en Pennsylvanie, avec la victoire de John Fetterman en Pennsylvanie face à un candidat trumpiste.

Extrait de notre 19h30:

Midterms : Les démocrates sauvent les meubles

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Une victoire fait la différence au Sénat en faveur des Démocrates, celle de John Fetterman en Pennsylvanie. En Floride, c'est le gouverneur Ron DeSantis qui assoit à la fois la domination républicaine dans cet Etat et ses ambitions personnelles à la Maison Blanche.

La participation est plus basse qu'en 2018 lors des dernières élections de mi-mandat, mais c'est la deuxième plus élevée en 50 ans. Cette mobilisation importante s'explique par l'inflation, au plus haut depuis 40 ans et qui a pu inciter les gens a voter, plutôt contre la politique de Biden. De leur côté, les démocrates se sont mobilisés pour défendre le droit à l'avortement. 

L’ancien président Donald Trump, qui devrait annoncer qu’il se présentera à la présidence en 2024, a vu certains des candidats qu’il soutient perdre leur élection.

Une vague rouge, pas un raz-de-marée

Ce n’est donc pas le "raz-de-marée rouge", la couleur des Républicains, comme certains d’entre eux le prédisaient, mais la Chambre des représentants est en passe d’être contrôlée par les Républicains même si les démocrates les ont repoussés dans plusieurs duels serrés. 

Selon CNN à 18h (heure belge), les Démocrates plafonnent à 184 derrière les Républicains à 202 sièges sur 435, la majorité étant fixée à 218. 

S'il reprennent le contrôle du Congrès, les Républicains pourraient empêcher un renforcement de l'aide militaire des Etats-Unis à l'Ukraine, mais les analystes estiment qu'ils pourraient se contenter de la freiner, sans l'interrompre totalement.

Réactions contrastées

L'ambiance à la Maison blanche s'est améliorée au fil des heures, des conseillers nerveux en début de soirée se montrant ensuite plus souriants. Mercredi matin, le directeur de cabinet de Joe Biden se réjouissait des résultats et se montrait goguenard: "Ne sous-estimez jamais à quel point la 'Team Biden' est sous-estimée".

"Il est clair que nous allons reprendre la Chambre des représentants": le ténor républicain Kevin McCarthy affichait son optimisme dans la nuit de mardi à mercredi, au moment où les résultats continuaient d'affluer.

"Ça n'a pas été une vague aussi importante que je l'espérais. Nous avons eu certains scrutins serrés qui sont allés à l'autre camp pour le moment", a déclaré le sénateur républicain du Texas Ted Cruz, qui avait même prédit un "tsunami rouge".

Le démocrate Fetterman arrache un siège de sénateur déterminant en Pennsylvanie

Il faudra sûrement plusieurs jours, voire plusieurs semaines avant qu'une majorité ne se dessine au Sénat, où les démocrates détenaient une très mince majorité avant l'élection. Pour l'instant, les deux camps sont pour le moment à égalité: 48 sièges pour les Démocrates, 49 pour les Républicains sur une assemblée qui en compte 100. Les Démocrates ont gagné un siège crucial en Pennsylvanie, avec la victoire de John Fetterman en Pennsylvanie face à un candidat trumpiste.

Sujet et duplex dans notre 13h

Premiers résultats de mi-mandat aux USA

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John Fetterman pendant un meeting
John Fetterman pendant un meeting ANGELA WEISS / AFP

Colosse chauve fragilisé par un AVC en mai, John Fetterman affrontait le chirurgien superstar Mehmet Oz dans l’un des duels les plus scrutés des élections de mi-mandat. "Nous avons parié sur les habitants de Pennsylvanie – et vous ne nous avez pas laissé tomber. Et je ne vous laisserai pas tomber", a réagi le démocrate, remerciant les électeurs.

Longtemps en tête dans les sondages, John Fetterman avait vu son avance fondre ces dernières semaines, jusqu’à ce que la course devienne trop serrée pour désigner un favori. Sa campagne a été freinée par son AVC et par les interrogations sur ses capacités, surtout après une interview télévisée au cours de laquelle il a eu recours à un téléprompteur pour lire les questions qu’on lui posait en raison de problèmes auditifs.

Le siège, jusque-là occupé par un républicain, pourrait être décisif pour le contrôle de la chambre haute et donc pour le reste du mandat de Joe Biden.

Le contrôle du Congrès dépendra à présent des résultats au Sénat qui est suspendue à quatre sièges: l'Arizona, le Nevada, la Géorgie et le Wisconsin, autant d'Etats où le comptage de ces voix pourrait nécessiter plusieurs jours. En Géorgie, un second tour est hautement probable en décembre, vu qu’aucun candidat ne semble franchir la barre des 50%.

Bataille de gouverneurs : DeSantis s’impose en Floride

En attendant les scores définitifs, on peut se tourner vers les postes de gouverneurs. En Floride, le républicain Ron DeSantis a été réélu. C’est l’étoile montante qui vient titiller Donald Trump. Il a gagné par près de 20 points et a également remporté une nette majorité du vote latino. C’est un coup de pouce majeur pour un homme qui envisagerait une candidature à l’investiture présidentielle en 2024.

Le gouverneur Ron DeSantis
Le gouverneur Ron DeSantis Giorgio VIERA / AFP

"Pour moi, le combat ne fait que commencer", a lancé dans son discours de victoire Ron DeSantis, 44 ans. "Je pense que la survie de ce qui fait l'Amérique nécessite une résurrection des vrais principes américains. La Floride prouve que cela peut être fait", a ajouté ce pourfendeur du wokisme.

La Floride a pris clairement un virage du côté républicain. Les Républicains ont ciblé les latinos ce que les Démocrates n’ont pas réussi à faire. Ils ont été beaucoup plus offensifs dans la campagne, du fait qu’ils y ont mis plus de moyens, utilisant un discours trumpiste, négationniste. 

Notre envoyée spéciale Ghizlane Kounda a recueilli la réaction d'Armando Ibarra, président des jeunes républicains de Miami : "Je pense que les Démocrates sont très préoccupés parce qu’ils perdent un groupe d’électeurs latinos très important. Les latinos sont d’abord fâchés de ce que les Démocrates ont fait de l’économie. La manière dont l’inflation est montée. La manière dont l’économie ralenti, et elle se dirige vers une récession. Mais aussi, les électeurs latinos votent pour les Républicains, parce que seuls les Républicains les protègent des excès, des excès culturels du parti démocrate."

La diversité à l'honneur:, première gouverneure lesbienne et génération Z

Avec des premières tant au niveau national que local, la diversité était l'un des autres enseignements de la soirée électorale.

La démocrate Maura Healey est ainsi devenue la première gouverneure ouvertement lesbienne aux Etats-Unis, élue dans l'Etat du Massachusetts, tandis que dans le New Hampshire, James Roesener est devenu le premier homme transgenre à entrer dans un parlement local. Plusieurs femmes transgenres avaient déjà été élues auparavant.

Maura Healey est devenue la première gouverneure ouvertement lesbienne élue aux Etats-Unis, un événement qu'elle a qualifié d'"historique". "Je suis fière d'être la première femme et la première personne gay à être élue gouverneure", a déclaré tout sourire lors d'un rassemblement à Boston Maura Healey. "Ce soir je veux dire quelque chose à chaque petite fille et à chaque jeune personne LGBTQ : j'espère que ce soir vous montre que vous pouvez être tout ce que vous voulez. Ce soir nous avons fait quelque chose d'historique", a-t-elle lancé devant ses partisans. 

Maura Healey, gouverneure élue du Massachusetts
Maura Healey, gouverneure élue du Massachusetts Joseph Prezioso

Maura Healey a facilement battu le républicain Geoff Diehl, adoubé par l'ancien président républicain Donald Trump, dans ce petit Etat de la Nouvelle-Angleterre dirigé depuis huit ans par un républicain, Charlie Baker, qui ne se représentait pas.

Pour la première fois dans l'histoire des Etats-Unis, des personnes LGBTQ étaient candidates mardi aux élections de mi-mandat dans chacun des 50 Etats américains, un record qui pourrait avoir une influence de taille sur le paysage politique du pays.

En Floride, c'est la "génération Z", celle des adolescents et jeunes adultes d'aujourd'hui, qui met un pied à la Chambre des représentants, avec le démocrate Maxwell Frost, 25 ans.

Un républicain pro-Trump battu par un démocrate pour être gouverneur de Pennsylvanie

Le républicain chrétien d'extrême droite Doug Mastriano, proche de Donald Trump a été largement battu par le démocrate centriste Josh Shapiro pour le poste de gouverneur de la Pennsylvanie, Etat crucial.

A 58 ans, Mastriano est l'un des politiciens les plus controversés adoubés par Donald Trump: ancien officier militaire, il ne cache pas ses sympathies pour des groupes de suprémacistes blancs et d'adeptes des drapeaux et des monuments à la gloire des confédérés. Il martèle depuis deux ans que l'élection de novembre 2020 a été "volée" à Donald Trump par le président démocrate Joe Biden et a été accusé d'avoir pris part à l'assaut du Capitole, siège du Congrès de Washington, le 6 janvier 2021.

Doug Mastriano en compagnie de Donald Trump
Doug Mastriano en compagnie de Donald Trump © Tous droits réservés

Doug Mastriano avait projeté fin septembre d'entamer un jeûne de 40 jours jusqu'aux élections de ce mardi. D'après le magazine The New Yorker qui a lui a consacré un portrait, il a même joué le rôle d'un espion américain dans un film indépendant en 2019 sur la persécution de chrétiens évangéliques dans l'Allemagne nazie. Mastriano a aussi participé à des conférences de la nébuleuse complotiste d'extrême droite QAnon. 

Opposé à l'avortement, il faisait face au démocrate centriste juif Josh Shapiro, 49 ans, dans un Etat de Pennsylvanie où la question du droit à l'IVG a été au centre de la campagne. La victoire de Josh Shapiro, qui succède à un autre démocrate, Tom Wolf. 

Le républicain Brian Kemp restera gouverneur de l’État de Géorgie

Le républicain Brian Kemp devrait rester gouverneur dans l’État américain de Géorgie, selon un sondage CNN. Il l’emporte face à la candidate démocrate Stacey Abrams.

Brian Kemp s’est notamment opposé à Donald Trump et ses allégations de fraude électorale – alors même que les Démocrates avaient gagné par une marge très étroite dans son propre État -, s’attirant les foudres de ce dernier pendant la campagne. Stacey Abrams et Brian Kemp s’étaient déjà affrontés en 2018. A l’époque, le républicain avait gagné par seulement 55.000 voix d’écart. Abrams n’avait jamais admis sa défaite. Selon CNN, elle l’a fait cette fois.

Le parti de Joe Biden s'est épargné une grosse frayeur en conservant le contrôle de l'Etat de New York, où les républicains croyaient être en mesure de déloger la gouverneure Kathy Hochul. Les Démocrates ont également arraché le poste de gouverneurs du Maryland aux Républicains.

Le camp démocrate n'avait pas non plus dit son dernier mot dans l'Arizona, où le dénouement de la course entre la trumpiste Kari Lake donnée favorite, et la démocrate Katie Hobbs restait inconnu. 

Des problèmes de vote

Des problèmes techniques sont survenus dans certains bureaux de vote. Notamment en Arizona. Donald Trump a déjà réagi en dénonçant ce qu’il appelle une tentative de fraude. 

Le flot de désinformation autour des élections américaines de mi-mandat, loin de se tarir, risque au contraire de gonfler à mesure que l'attente des résultats finaux de certains duels très serrés se prolonge.

Il faudra sans doute attendre plusieurs jours, voire même semaines, pour connaître certains résultats. Ce délai pourrait déclencher un déluge de contestations et d'accusations infondées de fraudes électorales, craignent des observateurs.

Nouveau vote pour le sénateur de Géorgie

L'Etat américain de Géorgie devra voter à nouveau en décembre pour désigner l'un des sénateurs au Congrès après qu'aucun des candidats n'a atteint la barre des 50%, ont rapporté mercredi plusieurs médias américains, dont les chaînes CNN et NBC.

Le sénateur sortant, le pasteur démocrate Raphael Warnock, sera de nouveau opposé à l'ancienne star du football américain Herschel Walker, soutenu par Donald Trump, dans un scrutin sans troisième candidat cette fois-ci, qui pourrait s'avérer décisif pour déterminer la majorité à la chambre haute du Congrès.

Les premières analyses de l’élection, dans Matin Première

Les Midterms aux Etat-Unis

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Oklahoma: le premier Amérindien au Sénat depuis près d'un siècle

Le républicain Markwayne Mullin est le premier politique d'origine amérindienne en près d'un siècle à être élu pour représenter l'État de l'Oklahoma au sénat. Il remporte l'élection face à la candidate démocrate Kendra Horn et occupera le siège du républicain Jim Inhofe qui s'était retiré de la politique en janvier.

"Les Américains ont choisi de rejeter les politiques de socialisme extrême de Joe Biden et ont fait le choix d'un programme conservateur pour ramener l'Amérique dans le droit chemin", a déclaré Markwayne Mullin. 

L'homme politique, qui fait partie de la nation Cherokee, a été élu en 2012 à la Chambre des représentants. Il est proche de l'ancien président Donald Trump et soutient, comme ce dernier, que les élections présidentielles de 2020 ont été volées au candidat républicain. 

L'Oklahoma n'avait plus été représenté au Sénat par un politicien avec des racines amérindiennes depuis 1925.

En Virginie, la républicaine Jen Kiggans remporte un siège à la Chambre

Jen Kiggans, sénatrice locale en Virginie, a remporté le siège très convoité de la Chambre pour le deuxième district de son État, selon les sondages à la sortie des urnes. Il s’agit d’une importante victoire pour les républicains dans leur course au contrôle de la Chambre.

La Virginie est considérée comme un État "violet", votant aussi bien démocrate que républicain. Joe Biden avait remporté l’État en 2020 avec une avance de 10%, avant que l’État n’élise un gouverneur républicain un an plus tard. Les trois sièges que les Démocrates avaient conquis en 2018 étaient aujourd’hui menacés. Parmi ceux-ci figurait celui d’Elaine Luria, membre de la commission d’enquête de la Chambre des représentants sur l’assaut du Capitole. Jen Kiggans a notamment pu profiter du redécoupage électoral en faveur des conservateurs. Les deux autres sièges restent aux mains des Démocrates, avec la réélection d’Abigail Spanberger et de Jennifer Wexton. 

Les candidats de droite radicale Matt Gaetz et Marjorie Taylor Greene réélus

Matt Gaetz et Marjorie Taylor Greene, deux des députés républicains de la droite radicale les plus virulents, ont été réélus sans difficultés à la Chambre. Matt Gaetz est pourtant mis en cause dans un dossier d'"exploitation sexuelle de mineure".

Marjorie Taylor Greene avait déjà remporté l’élection pour le poste d’élue à la Chambre dans le 14e district de Géorgie en 2020. Elle soutient les thèses de la mouvance QAnon et promeut des théories du complot d’extrême droite et antisémites. La Chambre l’a exclue de plusieurs commissions l’année dernière pour avoir diffusé des théories racistes et polarisantes sur les réseaux sociaux. La réélection de Greene était prévisible, son district étant l’un des plus républicains du pays. Matt Gaetz, élu pour la première fois en 2016, a été réélu dans le premier district de Floride. Il adhère au discours de Donald Trump relatif aux "élections frauduleuses", et a déclaré, après l’assaut du Capitole, qu’il était "fier du travail accompli" et n’avait honte de rien. En 2021, il a fait l’objet d’une enquête pour soupçons d'"exploitation sexuelle de mineure", la police fédérale s’étant penchée sur la nature de ses relations avec une adolescente de 17 ans. Matt Gaetz a fermement démenti ces accusations et n’a pas été inculpé.

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