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Egypte: 529 partisans de Mohamed Morsi condamnés à mort

Affrontements entre police anti-émeutes et étudiants pro-Morsi, au Caire le 19 mars 2014

© Mohamed Elshahed

24 mars 2014 à 08:14 - mise à jour 24 mars 2014 à 08:21Temps de lecture1 min
Par AFP

Seuls 153 des condamnés sont détenus, les autres étant en fuite, ont précisé ces sources, ajoutant que 17 des accusés avaient été acquittés.

Au total, plus de 1.200 personnes sont jugées pour ces violences survenues mi-août dans le gouvernorat d'al-Minya, à 250 kilomètres au sud du Caire, dans le plus important procès depuis le début de la répression des pro-Morsi lancée début juillet dans la foulée de l'éviction du seul chef d'Etat jamais élu démocratiquement du pays.

Mardi, 700 autres personnes sont citées à comparaître, dont plusieurs cadres des Frères musulmans de M. Morsi. Là aussi, la majorité des accusés sont en fuite.

Comme les condamnés de lundi, ils devront répondre de violences survenues dans la province d'al-Minya le 14 août, au moment où soldats et policiers dispersaient dans un bain de sang des rassemblements islamistes au Caire.

Parmi les accusés figurent de nombreux dirigeants des Frères musulmans de M. Morsi, dont leur Guide suprême Mohammed Badie, accusés de violences ayant causé la mort de deux policiers et d'attaques contre des biens publics et privés le 14 août dans cette province.

C'est la première fois qu'autant de personnes sont jugées dans une seule affaire, alors que de nombreux procès d'islamistes se sont ouverts depuis la destitution le 3 juillet de M. Morsi, seul chef d'Etat jamais élu démocratiquement en Egypte.

Répression implacable

Depuis son éviction, les nouvelles autorités ont lancé une répression implacable qui a fait au moins 1.400 morts selon Amnesty International, dont plus de la moitié le 14 août lors de la dispersion de deux sit-in pro-Morsi au Caire. En outre, en huit mois, des milliers d'islamistes ont été arrêtés et sont désormais jugés, à l'image de M. Morsi et de la quasi-totalité des dirigeants des Frères musulmans qui encourent la peine de mort.

Depuis huit mois, ses partisans manifestent régulièrement pour réclamer son retour au pouvoir. Leurs rassemblements ont souvent dégénéré en heurts avec les forces de sécurité et des opposants au président destitué.


AFP

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