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Belgique

Ecoles : nouvelles règles covid, les arbitrages techniques toujours en discussion

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Face à la progression rapide du variant Omicron au sein des écoles, les ministres de la Santé et de l’Education doivent décider de nouvelles règles permettant de faire face au mieux à la progression du variant. Une rencontre a lieu ce mercredi après-midi au sein d’un groupe technique pour équilibrer l’accord qui interviendra soit en fin de journée, soit demain.

Les changements préconisés font suite au pourcentage d’absents tant du côté des élèves que des enseignants qui n’a cessé d’augmenter de semaine en semaine rendant le travail des directions d’établissement très compliqué pour ne pas dire impossible.

Des règles devenues impraticables

Dans l’enseignement fondamental (maternel et primaire) du réseau libre, sur base des chiffres avancés par le SEGEC, le secrétariat général de l’enseignement catholique, près de 100 écoles sont fermées et pour celles qui restent ouvertes, le chiffre de 1000 classes fermées est avancé. 

Pour beaucoup d’acteurs tant du Nord que du Sud, les règles en vigueur sont devenues tout simplement impraticables.

Revoir la règle "des quatre cas"

Ce qui fait consensus entre les acteurs autour de la table, c’est de revenir sur la règle "des quatre cas" qui entraîne jusqu’ici la fermeture d’une classe.

Mais ce sont les modalités d’accompagnement de la nouvelle règle à mettre en place qui suscitent encore discussion. Il faut arriver à des arbitrages équilibrés entre une série de mesures pour garantir l’efficacité du cadre adopté et permettre de rassurer l’ensemble des acteurs de terrain concernés.

Laisser les cas "contact" revenir à l’école

Faut-il ou non autoriser les enfants qui ont été "cas contact" à haut risque avec quelqu’un issu du milieu familial à pouvoir se rendre à l’école ? Jusqu’à présent ils doivent se mettre d’office en quarantaine mais la proposition sur la table est désormais d’autoriser ces enfants à se rendre à l’école.

Mais là également, cette nouvelle disposition doit-elle s’accompagner de mesures pour améliorer le dispositif sanitaire préventif dans les écoles en matière de ventilation, de port du masque et de respect des distances. Cela afin de réduire davantage les risques de contamination. Ne seraient dès lors plus concernés par des mesures d’isolement que les élèves positifs, symptomatiques ou non.

Des autotests fréquents, qui va payer ?

Le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke préconise que les parents réalisent plus régulièrement des autotests covid sur leurs enfants afin de les détecter plus précocement. Une mesure qu’on peut comprendre si l’on veut faire revenir tous les enfants "cas contact" à l’école en évitant les quarantaines, mais qui repose la question du financement de l’achat de ces tests dont le prix varie entre 3,5 et 7 euros l’unité, ce qui pèse sur le budget (et donc la motivation) de nombreuses familles.

Si les écoles mettent ces autotests à disposition, cela reviendra à faire payer la note par les Communautés à moins que le Fédéral apporte son soutien pour financer l’opération. Les ministres de l’Enseignement préconisent sans surprise cette solution avec dans ce cadre la mise à disposition de quatre autotests par semaine et par enfant à un prix unitaire plafonné à 1 euro.

L'omicron face aux enfants (MP du 26/01/2022)

L'invité de Matin Première: Dimitri Van der Linden

Omicron face aux enfants

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