RTBFPasser au contenu
Rechercher

Belgique

E. Hoyos: "L'adversaire politique n°1 d'Ecolo ce sont les conservateurs"

Emily Hoyos, coprésidente d'Ecolo
02 mai 2013 à 06:51 - mise à jour 02 mai 2013 à 07:10Temps de lecture2 min
Par Alain Lechien

La coprésidente d’Ecolo Emily Hoyos trouve que la fête du 1er mai n’a pas été très festive : "J’ai plutôt l’impression d’assister au choc des contraires qui se neutralisent. En se lançant des noms d’oiseaux, le PS et le MR se neutralisent. Au bout du compte, c’est quoi la vision commune ? C’est quoi le projet politique de ces deux partis lorsqu’ils travaillent ensemble à essayer de sortir la Belgique de la mouise dans laquelle la crise nous a plongés?  Je suis vraiment très perplexe et très inquiète de voir cette neutralisation de deux partis qui, finalement, cherchent surtout à renforcer leur puissance et leur pouvoir, et pas nécessairement à sortir la Belgique de la crise" dit-elle au micro de Bertrand Henne.

Les milliards dans la poche

"Charles Michel se vantait d’avoir, en moins de deux ans, cherché 20 milliards dans la poche des contribuables belges. Mais ce n’est pas dans la poche de ceux qui ont placé leur argent dans les offshores, ni dans la poche de ceux qui ont plongé la Belgique, l’Europe et le monde dans une crise financière sans précédent. Ceux-là sont épargnés par ce gouvernement qui se neutralise et donc qui se paralyse" poursuit la coprésidente d’Ecolo.

Aujourd’hui "l’adversaire politique numéro un d’Ecolo ce sont les conservateurs, ce sont ceux pour lesquels l’austérité et l’équilibre budgétaire sont un projet politique à part entière : quand le MR fait cela, c’est notre adversaire politique" prévient Emily Hoyos qui rappelle que, dans sa commune, elle est en coalition avec le MR, indiquant que dans ce parti, "il y a aussi des gens avec lesquels on peut travailler".

Pas de référendum sur l'éolien

La coprésidente d’Ecolo ne paraît pas s’inquiéter du vent de révolte anti-éolien qui semble se lever parmi les mandataires communaux wallons: "Les communes souhaitaient un cadre de référence. Ce qui est aujourd’hui en consultation c’est quelque chose de très théorique. Le gouvernement a introduit dans une espèce de logiciel tous les paramètres demandés par les communes et les habitants. Aujourd’hui ce n’est pas un référendum pour savoir si on aime ou pas les éoliennes, c’est un dialogue avec les communes, les habitants et les associations. Le gouvernement entendra tout, et ensuite il tranchera à l’automne".

A.L. avec B. Henne

Sur le même sujet

Un nouveau manifeste Ecolo pour prolonger les valeurs de gauche

Belgique

Un 1er mai festif et musical pour la FGTB bruxelloise place Rouppe

Belgique