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e-commerce : les achats en ligne ont de plus en plus la cote en Belgique

Le marché matinal

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24 mars 2022 à 10:08Temps de lecture3 min
Par Michel Gassée

Les Belges ont dépensé 12,1 milliards d’euros dans le secteur du commerce électronique en 2021, selon le Market Monitor 2021 publié par BeCommerce, l’asbl qui regroupe les entreprises actives sur le marché belge du commerce numérique. Soit une hausse de 18% par rapport à 2020. Record absolu puisque les années précédentes, le taux de hausse était plutôt de l’ordre de 6 à 8%.

Un effet de rattrapage après le Covid-19

Mais attention, il y a un effet de rattrapage important : "En 2020, souligne Sofie Geeroms directrice générale de BeCommerce, on a eu une chute du commerce en ligne liée à la pandémie. La raison est toute simple : une chute des ventes de services, comme les tickets d’avions, les entrées aux concerts ou aux expositions. Non seulement ces services coûtent plus cher qu’un tee-shirt à 10 € mais, en plus, historiquement, les services ont toujours représenté la plus grande partie de l’e-commerce et donc, cette partie-là a été complètement en panne en 2020. D’où le rebond en 2021 avec la réouverture progressive de l’économie".

En moyenne, les Belges ont acheté 20 produits en ligne, pour une valeur moyenne globale de 1445 € pour l’ensemble des produits, soit environ 250 € de plus qu’en 2020.

Nouveau record en vue en 2022 ?

BeCommerce s’attend en tout cas à une croissance forte en 2022, tout simplement parce que toute l’économie des services – on l’a dit, les concerts, les voyages, etc. – n’a pas encore repris totalement son rythme de croisière. "Les voyages internationaux n’ont pas encore repris massivement, constate Sofie Geeroms. En 2021, on a graduellement recommencé à voyager, c’est vrai, mais surtout en Europe. Donc, les grands montants n’ont pas encore été dépensés en ligne ". Mais ce sera peut-être pour cette année.

Si ces voyages internationaux reprennent vigoureusement, ils soutiendront la croissance nominale de l’e-commerce en Belgique. Mais il faut ajouter un autre élément qui va influencer les montants dépensés en ligne : l’inflation. On le voit bien, les prix des billets d’avion sont en forte hausse – les compagnies aériennes ont déjà commencé à répercuter l’envolée des prix du pétrole sur leurs tarifs -, les séjours en hôtels deviennent également plus chers, les voitures de location, les places de concert, etc. Tout augmente !

Ces services en ligne qui se développent

Tous les services vendus en ligne n’ont pas souffert de la pandémie. Certains ont même eu tendance à se développer en 2020-2021. On peut penser par exemple aux abonnements pour les services de musique ou de vidéos en ligne. Les sites de rencontres aussi. Et une tendance : les services financiers. Ils commencent à se développer en ligne. C’est le cas par exemple de Yago, un courtier en assurances 100% digital. "On a aujourd’hui 8000 clients et 15.000 contrats, résume Hugues Bocquet, le co-CEO de Yago, et on veut passer d’ici cinq ans à plus de 100.000 clients. Aujourd’hui, notre historique nous rend confiants puisqu’en gros, on a fait 900% de croissance en trois ans. Donc, on a une vraie traction commerciale ".

900% de croissance en trois ans… Mais c’est vrai qu’en commençant de zéro, les chiffres sont toujours plus impressionnants. Cela dit, l’objectif qui consiste à passer de 8000 à 100.000 clients assurés en ligne en cinq ans, paraît énorme. De fait, c’est énorme. Mais il faut aussi dire que le potentiel est immense parce que le marché des assurances en ligne en Belgique est encore très réduit.

"En Belgique, explique Hugues Bocquet, 5 à 10% des assurances sont vendues via Internet alors qu’aux Pays-Bas, c’est déjà le cas pour près de 60% des assurances auto pour prendre cet exemple. Le marché belge est donc peu digitalisé, mais on remarque quand même qu’il y a une demande de plus en plus importante des Belges. Aujourd’hui, plus de 33% des Belges souhaitent souscrire leur assurance auto ou habitation via Internet. La demande est en train d’émerger mais, de l’autre côté, il y a encore peu d’acteurs qui répondent au marché. Et justement, c’est ce qu’on veut faire avec Yago : digitaliser la souscription et la gestion des sinistres liée à l’assurance".

Faire bouger le marché, c’est l’ambition de cette start-up, de ce courtier digital qui propose donc de souscrire et de gérer en ligne des assurances proposées par les grandes compagnies d’assurance actives en Belgique.

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