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Du Bourreau de Béthune à l’Ours de l’Oural : une expo rend hommage aux stars du catch

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29 nov. 2022 à 15:50Temps de lecture2 min
Par Marc Oschinsky

"L’âge d’or du catch s’est terminé dans les années 1990, quand la télévision a cessé de retransmettre les matches. Moins de visibilité a impliqué moins d’engagements. Et, petit à petit, le catch est devenu confidentiel. Mais il n’a pas disparu."

Celui qui parle, c’est Barnabé Mons, le responsable de Kitsch Catch, une exposition visible actuellement au Botanique. L’occasion de découvrir une véritable manne de documents liés à cette discipline oscillant entre sport et spectacle surjoué. Vous y verrez une quinzaine d’affiches, toutes plus hautes en couleurs les unes que les autres, une vidéo de près d’une heure qui vous fera revivre ou, plus probablement, vivre une rencontre de catch qui a eu lieu à Paris en 1959 et, surtout, vous pourrez admirer un mur de300 photos de catcheurs et de catcheuses aux surnoms enchanteurs : l’Ange Blanc, le Boucher de Budapest, Chéri Bibi, l’Homme Masqué…

L’expo est l’occasion d’apprendre que nos compatriotes se sont aussi illustrés dans la discipline : le Petit Prince (un ancien voltigeur de cirque, à l’agilité légendaire), Léo Dewerdt, Thonon ou Van Buyten. Tous ces noms ne disent plus grand-chose au public actuel, mais, dans les années 50 et 60, il suffisait de les mettre à l’affiche pour avoir la certitude de faire salle comble.

On le sait, le catch est un peu le descendant des lutteurs de foire du XIX° et début du XX° siècle. Ici aussi, la glorieuse incertitude du sport fait place à des combats scénarisés. Mais n’allez pas dire à Barnabé Mons que, au catch, tout est faux :

Ben non ! Ce sont des vraies gens. Des personnages bien réels qui s’amusent et qui font croire au public qu’ils se battent. Enfin, quand je dis qu’ils font croire, ce n’est pas vrai non plus… Personne n’est dupe dans une salle de catch. Et c’est ça qui est bien : le faux fonctionne comme le vrai, et à la fin, il n’y a pas eu de violence réelle. Le but du jeu, c’est de faire croire à une rixe sauvage mais de ne pas porter des coups ou se faire mal en tombant. Quand un joueur repart en ambulance, c’est un accident… "

Barnabé Mons a commencé à se passionner pour le catch quand on lui a offert une affiche d’un match. Elle était tellement poétique avec ses noms de lutteurs qu’il a voulu en savoir plus. Et, de fil en aiguille, il s’est retrouvé à la tête de cette collection exposée actuellement au Botanique.

 

Kitsch Catch, dans la Galerie du Botanique, du mercredi au dimanche, de 12 à 20 heures Entrée (prix plein) : 3 €. Jusqu’au 15 janvier.

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