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Droit de suite : la ministre Valérie Glatigny détaille la charte qui encadre les activités folkloriques étudiantes

Droit de suite

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03 août 2022 à 07:25Temps de lecture2 min
Par Alain Lechien sur base des propos recueillis par Elisabeth Groutars

Ces dernières années le thème des baptêmes étudiants est souvent apparu dans l’actualité, comme lors du décès du jeune Antonin en 2021 : l’autopsie avait révélé que l’alcool était bien la seule et unique cause de ce drame. La charte encadrant les activités festives et folkloriques a été révisée en vue de la rentrée académique de 2022. Interrogée sur La Première, la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Glatigny (MR) explique que, désormais, cette charte "devra être communiquée aux participants et qu’ils devront la signer : il y aura un engagement tout à fait clair de leur part. Les organisateurs doivent prévenir les établissements des activités qu’ils prévoient. Ils doivent aussi prévenir les autorités locales. Une personne présente à l’activité doit pouvoir donner les premiers secours et il doit y avoir un service d’ordre pour les événements d’une certaine ampleur, dans ce service d’ordre les étudiants doivent rester sobres. Durant les activités il y a le libre de choix de boire. Avant toute activité de bleusaille, les organisateurs doivent s’informer de l’état de santé des participants".

Une responsable de l’association des cercles étudiants estime qu’un des points de la charte semble très compliqué à appliquer : c’est le fait de s’assurer que, après l’activité, l’étudiant ou l’étudiante rentre bien à domicile. Valérie Glatigny comprend bien qu’il sera impossible de raccompagner chaque personne, mais estime qu’il s’agit de prévention : "C’est du bon sens de prévoir de raccompagner quelqu’un qui n’est pas en mesure de rentrer chez lui".

Valérie Glatigny prévoit d’organiser une journée de sensibilisation le 6 septembre avec les cercles étudiants, les autorités académiques et les autorités locales afin que cette charte soit mieux connue. "Il faut conscientiser au risque qu’il peut y avoir des incidents, et il y en a malheureusement trop".

La Fédération des Etudiants francophones (FEF) demande de se pencher sur les violences sexuelles et sexistes commises par le personnel académique. Les étudiants et étudiantes ont le sentiment qu’on ne prend pas en considération des faits dénoncés. La FEF demande qu’il y ait des moyens afin de mettre en place des procédures externes d’accompagnement des victimes et aussi afin de mettre les personnes en cause hors d’état de nuire. La ministre admet que certaines plaintes ont pu être sans suite mais "on doit tout faire pour que cela ne reproduise pas. Nous avons envoyé une circulaire aux établissements pour les obliger à identifier une personne de contact au sein de chacun d’entre eux, qui puisse traiter, accueillir un dépôt de plainte, pour aider la victime, par exemple en la dirigeant vers des services extérieurs tels que l’Institut pour l’égalité entre les femmes et les hommes ou SOS Viol. Selon elle, si une personne de contact doit être obligatoirement identifiée au sein de chaque établissement, il est important que le traitement de la plainte soit externalisé "parce qu’il y a un risque d’étouffement de l’affaire pour protéger la réputation d’un établissement."

Valérie Glatigny
Valérie Glatigny Archive RTBF

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