Belgique

Drame de Strépy-Bracquegnies : Freddy Tougaux souligne "l’efficacité", "le calme" et "l’humanité" des équipes de secours

Dossier de la rédaction

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

21 mars 2022 à 08:45 - mise à jour 21 mars 2022 à 14:07Temps de lecture2 min
Par Estelle De Houck sur base d'une interview de Thomas Gadisseux

Ce dimanche matin, le conducteur d’une voiture a foncé dans la foule qui s’était rassemblée pour assister au ramassage de Gilles, lors du carnaval de Strépy-Bracquegnies. La famille de Freddy Tougaux (David Greuse de son vrai nom) est directement touchée par ce drame puisque son neveu et sa nièce sont grièvement blessés. L’humoriste témoigne et souligne le travail des services de secours.

Freddy Tougaux et sa femme étaient en première ligne ce dimanche : le home de son épouse – situé dans la rue du drame – a été réquisitionné comme poste médical avancé. Alors, que lui reste-t-il des images de cette journée de drame ?

Tout s’est fait de manière hyper efficace

"Hormis l’horreur, la tristesse, etc. J’ai envie de garder une image plus positive : c’est-à-dire qu’une fois qu’on est arrivés sur les lieux, une heure après, il y avait toutes les équipes qui étaient en place. Je trouvais que tout était déjà bien organisé, dans une espèce de calme, d’efficacité et d’humanité qui étaient rassurants dans un tel chaos", confie-t-il.

Freddy Tougaux souligne donc le travail des services de secours. "Quand on arrive au-delà du cordon policier, tout s’est fait de manière hyper efficace dans ce lieu de post-médical avancé", ajoute-t-il.

"On sait à quel point le service médical est en galère depuis deux ans, et là on est arrivés dans un lieu tout à fait serein alors que c’était l’urgence totale. Il y avait 35 personnes au sol, et tout le monde s’occupait de chacun."

Un mélange d’émotions

Freddy Tougaux l’admet, il ressent de la colère. "Evidement qu’il y a de la colère. On passe par toutes les émotions, c’est sûr : les gens passent par la terreur, puis par la tristesse. Ensuite on se pose des questions sans réponses et donc les gens commencent à s’énerver. C’est un processus humain."

L’humoriste se souvient de trois gilles en particulier. "Ils étaient totalement perdus au milieu du poste médical. On les a pris de côté, déshabillés parce qu’ils étaient encore en costume de gille et puis ils ont craqué tous les trois. Ils étaient lucides et calmes depuis le début et puis tout d’un coup les gens craquent."

On n’appelle pas à la vengeance mais on appelle surtout à ce que ça n’arrive plus

Ajoutez à la colère le fait que les deux passagers de la voitures habitent à La Louvière. "La vindicte populaire ne permet pas de régler les problèmes, mais c’est humain. On n’appelle pas à la vengeance mais on appelle surtout à ce que ça n’arrive plus. Pour régler, le problème, on espère que la justice fera son travail."

"On peut adorer la vitesse mais ce n’est pas parce qu’on aime la vitesse qu’on ne respecte pas le code de la route. Et surtout qu’on ne respecte pas la vie."

Outre les personnes décédées et les blessés, Freddy Tougaux pense aux personnes qui ont été touchées psychologiquement et qui vont elles aussi être marquées pendant des années.

"Il faut avoir de la résilience. Et c’est en ça que je crois dans cette ville et dans ce village : le sens de la fête et la joie de vivre des gens passeront au-dessus. On n’oubliera jamais les personnes qui ne sont plus là ou qui ne pourront plus être avec nous. Ils seront toujours avec nous mais on passera au-dessus et on va se reprendre" conclut-il.

Sur le même sujet

Drame de Strépy-Bracquegnies : "Meurtre ou homicide involontaire, l’intention du conducteur sera déterminante"

Drame de Bracquegnies

Drame de Strépy-Bracquegnies : le point sur ce que l'on sait ce lundi

Belgique

Articles recommandés pour vous