Il a toutefois immédiatement nuancé son propos en disant "reconnaître l'effort que fait le Maroc, qui souffre d'une pression migratoire, pour défendre des frontières qui ne sont pas les siennes mais celles de l'Espagne" et évoquant la "solidarité" dont doivent faire preuve selon lui l'Espagne et l'Europe vis-à-vis du Maroc.
Actes de brutalité
Le 24 juin, une trentaine de migrants africains ont péri lors de la tentative d'environ 2.000 personnes d'entrer par la force dans l'enclave espagnole de Melilla au Maroc.
Des images diffusées plusieurs heures après ont mis au jour des actes de brutalité, avec des corps jonchant le sol, des policiers marocains assénant des coups et les forces de l'ordre espagnoles tirant des gaz lacrymogènes sur des hommes accrochés à des grillages, selon l'ONG Human Rights Watch (HRW).
Melilla est, avec la ville de Ceuta, une des deux enclaves espagnoles situées sur la côte nord du Maroc, les seules frontières terrestres de l'Union européenne avec le continent africain.
Pour le Premier ministre, Melilla est "le dernier épisode d'une tragédie qui a commencé bien avant, à plusieurs kilomètres de là", parlant de nouveau d'une attaque violente, avec des hommes "armés", et d'un évènement orchestré par les "mafias", un argument que le gouvernement espagnol ne cesse de brandir depuis cette affaire.