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D’où viennent les étrennes ? Un retour surprenant dans le temps, jusqu’à l’époque des dieux antiques

French Fashion Poster for Etrennes Utiles by Marcel Bloch
01 janv. 2022 à 06:001 min
Par Esther François

Promenons-nous dans les couloirs du temps pour retrouver une tradition millénaire qui a beaucoup évolué au fil des siècles.

Divines étrennes

Comme l’explique Le Point, au premier jour de l’an, nos ancêtres latins se sont rendus au bois sacré de la déesse Strenia cueillir de la verveine. Une fois cette plante cueillie, ils l’ont offerte aux magistrats afin d’apaiser les relations. Mais ce n’est qu’au premier temps de Rome que la verveine suffit : les étrennes sont ensuite passées par toutes les formes ! Dattes, figues, miel… Mais eux aussi n’ont pas résisté bien longtemps. Ce n’est qu’un peu plus tard qu’on se mit à donner des monnaies et de l’argent.

Pressions et interdictions

Pourtant cette fête a bien failli disparaître. "On sait que le christianisme n’a pas réussi à faire disparaître cette tradition païenne… Et les protestants, qui reprochaient aux catholiques d’avoir dévié du message originel du Christ, les accusaient aussi d’avoir maintenu cette tradition païenne…" explique Annick Delfosse, professeure d’histoire à l’ULiège.

Une autre époque

On est aujourd’hui bien loin des cadeaux aux magistrats ! Les étrennes sont désormais offertes à ceux qui rendent différents services : gardiens d’immeuble, pompiers et éboueurs. Même si cette tradition existe toujours, elle semble lointaine pour certains. Un septuagénaire retraité se remémore le "bon temps des étrennes". Il évoque le souvenir d’une autre époque : "Le jour du Nouvel An, on faisait le tour de la famille : les grands-parents, les oncles et les tantes. Moyennant un chaleureux 'Bonne année !', on recevait un billet ou une belle pièce. Eh oui ! Il y avait des pièces de vingt francs, d’un franc, … Bien entendu vous ne pouviez espérer la pièce de cinquante francs qu’en étant enfant unique".

Ce témoignage remémoratif semble plus compliqué pour certains jeunes : "Je connais parce que ma grand-mère nous les donnait et c’était la seule de la famille à le faire". Il n’y a pas plus qu’à espérer que cette jolie tradition survive encore dans les couloirs du temps !

Archive SONUMA: "dringuelle" du jour de l'an dans une famille boraine de Wasmes (JT-1/01/2011)

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