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Dose booster de vaccin contre le coronavirus : l’exemple d’Israël, "laboratoire à ciel ouvert"

Dossier de la rédaction

Le point sur la troisième dose de vaccin COVID

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29 nov. 2021 à 09:543 min
Par Julie Calleeuw d'après Le dossier de la rédaction de François Heureux

La campagne de vaccination contre le coronavirus avec le booster (deuxième ou troisième dose selon les vaccins administrés) est lancée en Belgique. Comment va-t-elle se dérouler ? Quel est l’intérêt de cette dose "de rappel" ?

La Première recevait ce matin Julien Bahloul, citoyen israélien – les Israéliens ont déjà pu se faire administrer ce booster- et Sabine Stordeur, co-responsable de la task force Vaccination.

"Israël est un peu un laboratoire à ciel ouvert, constate Julien Bahloul. Cet été, lorsqu’Israël a lancé la campagne des troisièmes doses, il n’y avait aucune étude médicale sur le sujet, aucun autre pays au monde ne l’avait fait, l’AFD américaine n’avait pas lancé le feu vert, les Européens n’avaient pas lancé le feu vert non plus, donc Israël s’est vraiment lancé à tâtons, dans l’obscurité".

Malgré la vaccination à deux doses, Israël a connu une vague de cas cet été.

On est retombé à des chiffres extrêmement bas

"La vaccination de masse en Israël a commencé fin décembre 2020, janvier 2021, et six mois après, fin juin, boom, remontée des cas avec le variant Delta. C’est là qu’ils sont arrivés à la conclusion qu’il fallait une dose de rappel après six mois. L’ouverture de la troisième dose a commencé fin juillet pour les plus âgés, et courant août, ça a été ouvert à toute la population. On a vu fin août, mi-septembre, vraiment une baisse des cas. Il y a vraiment eu une corrélation entre les deux, c’est-à-dire troisième dose généralisée, baisse des cas et on est retombé à des chiffres extrêmement bas. Pour vous donner quelques indicateurs, en septembre on était à 800 cas graves et on est aujourd’hui à 120. En septembre, on était à 12.000 cas quotidiens par jour et on en est aujourd’hui à 400".

Israël a également commencé la vaccination des enfants de cinq ans et plus.

"Pour le coup, Israël a voulu faire preuve de pédagogie et ils n’ont pas voulu jouer les pionniers pour les enfants, parce qu’il fallait rassurer les parents, donc ils ont préféré attendre l’autorisation des Américains, de la FDA. […] Pourquoi est-ce que les parents vaccinent les enfants — et j’ai vacciné ma fille jeudi – ? C’est parce qu’on voit que la tranche d’âge où il y a le plus d’augmentation des cas, ce sont les enfants. Ce sont les enfants non vaccinés. On sent bien qu’il faut faire quelque chose avant qu’ils soient contaminés. Et moi, je vais vous dire, mes filles ont passé des semaines et des semaines en quarantaine puisqu’il y avait des cas contacts dans leur école. On a vraiment senti qu’il fallait les vacciner si on voulait éviter qu’elles repassent la moitié de leur scolarité en cas contact", note Julien Bahloul.

Et chez nous, quid de ce booster ?

"Nous avons terminé totalement la dose supplémentaire des personnes immunodéprimées et des résidents de maisons de repos. Nous avons déjà largement invité les personnes âgées de 65 ans et plus qui vivent à domicile, ainsi que les professionnels de la santé. Nous avons également invité toute la population générale de moins de 65 ans qui a déjà été vaccinée avec une dose de Johnson & Johnson, puisque pour ce groupe-là, l’intervalle de temps requis pour obtenir la dose supplémentaire est de deux mois. Donc, nous avons à ce jour administré 1.500.000 troisièmes doses", indique Sabine Stordeur, co-responsable de la task force Vaccination.

Et pour le reste de la population, les convocations vont arriver. "Oui, elles arrivent exactement maintenant. Puisque nous avions déjà bien planifié ces dernières semaines toute la logistique à mettre en œuvre pour lancer la vaccination de ce groupe, les invitations sont parties, de manière à pouvoir les inviter progressivement. Donc, il faut savoir que le critère de sélection principal, c’est l’intervalle entre la deuxième dose d’un vaccin et la dose de rappel".

"On indique donc que c’est six mois si vous avez eu un Pfizer ou Moderna, quatre mois si c’est un AstraZeneca. Ça, c’est le critère de sélection. Ensuite, nous appliquons un critère de priorisation par âge, de manière à vacciner prioritairement les personnes les plus âgées avant les plus jeunes".

Qvax et Bruvax vont être réactivées

Il faut donc attendre d’avoir reçu une convocation, mais il est également possible ou sera bientôt possible de s’inscrire via Qvax et Bruvax pour "éventuellement permettre à des personnes plus jeunes de pouvoir s’inscrire dans une plage horaire restée libre dans un centre de vaccination de proximité".

Fin mars 2022, tous les citoyens belges devraient avoir eu l’opportunité de bénéficier de la dose de rappel, conclut Sabine Stordeur.

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