Domaine de Chevetogne : inauguration de la "Zone humide réhabilitée"

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04 juin 2021 à 15:24Temps de lecture2 min
Par RTBF

Ce vendredi 4 juin 2021, la "Zone humide réhabilitée" du Domaine de Chevetogne a été inaugurée. L’objectif de ce projet consiste en la restauration du fond de vallée et une reconstruction de la zone humide au confluent des ruisseaux du Mivau et du Molignat.

L’idée : recréer un écosystème naturel

Dans les années 70, le site avait été asséché et équipé pour l’installation d’un camping, réservé à une cinquantaine de caravanes : "A l’époque, ce fond de vallée avait été drainé. Ils avaient voulu faire un camping, avec des pelouses et des emplacements bétonnés pour des caravanes. Ça reflète bien l’esprit d’une époque… C’est-à-dire qu’on a abandonné l’esprit de naturalité et des zones humides, pour en faire des zones bétonnées" explique Bruno Belvaux, directeur du Domaine de Chevetogne.

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L’objectif de cet ambitieux projet était donc de restaurer la nature, tant au niveau paysager qu’au niveau de la biodiversité : "L’idée, c’est de se dire qu’à la fois dans les zones humides, dans les forêts et dans les openfields, il faut recréer la féralité, l’esprit naturel et sauvage" explique Bruno Belvaux.

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Pour ce faire, il a fallu entamer de nombreux travaux. Travaux qui ont commencé en janvier 2020. Il a d’abord fallu déplacer les caravanes en hors de la zone inondable. Et puis, les tarmacs, affectés à l’époque à la circulation, ont été arrachés et recyclés, et la nature a été restaurée au niveau de la biodiversité. Deux ruisseaux ont été recentrés dans leur vallon, rejoignant un étang. Ce qui leur a permis de retrouver leur lit d’origine.

L’objectif, c’est que ça soit naturel, qu’on ne remarque pas le travail qui a été effectué

Par ailleurs, des travaux de terrassement et la création de différents ouvrages ont été réalisés, pour réguler les eaux variables selon les saisons et assurer l’installation et la gestion d’une flore et d’une faune spécifique. "Au 18e siècle, il y avait un ruisseau dans cette vallée. Et l’atelier du paysage d’Hamois a véritablement recréé un fond de vallée sur 700 mètres. L’objectif, c’est que ça soit naturel, qu’on ne remarque pas le travail qui a été effectué" ajoute Bruno Belvaux.

Ramener de la biodiversité

Par la même occasion, le Domaine provincial de Chevetogne tente d’endiguer, à son échelle, un phénomène qui inquiète : "On parle tout le temps de réchauffement climatique, mais le premier problème, c’est la biodiversité. On va mourir du manque d’abeilles, avant de mourir du réchauffement climatique" explique Bruno Delvaux. Ces zones sont importantes pour certaines espèces comme les batraciens ou les libellules qui ont besoin d’eau pour la reproduction. Les castors commencent d’ailleurs déjà à s’y installer, comme d’autres espèces d’oiseaux, d’insectes et de plantes.

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