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Discussions Russie-USA-Otan : l'UE veut s'assurer que ses intérêts sont pris en compte

Discussions Russie-USA-Otan : l'UE veut s'assurer que ses intérêts sont pris en compte

L'Union européenne compte sur les Etats-Unis et l'Otan pour que ses intérêts soient défendus dans les discussions avec la Russie sur la sécurité européenne, a déclaré mercredi le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell.

"L'UE coopèrera avec les États-Unis et l'Otan pour veiller à ce que ses intérêts soient représentés dans toute discussion éventuelle avec la Russie sur la sécurité européenne", a écrit l'Espagnol dans un communiqué.

Le chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov a annoncé que les premières discussions Russie-Etats-Unis et Russie-Otan sur les garanties de sécurité réclamées par Moscou sur fond de crise autour de l'Ukraine étaient attendues pour janvier. 

Les Occidentaux accusent la Russie de velléités agressives, celle-ci ayant massé des dizaines de milliers de soldats à sa frontière avec l'Ukraine, dont elle a déjà annexé une partie du territoire.

Aujourd'hui, la sécurité de l'Europe est menacée

"Aujourd'hui, la sécurité de l'Europe est menacée", a estimé Josep Borrell.

Il a répété que l'UE, "avec ses partenaires et alliés", répondrait "de manière résolue à toute nouvelle violation de la souveraineté de l'Ukraine", tout en appelant au dialogue et à la négociation.

"Toute véritable discussion sur la sécurité en Europe doit s'appuyer sur les engagements et obligations de l'OSCE (l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, ndlr) et des Nations unies - véritables piliers de l'architecture de sécurité européenne - et les renforcer et non mener à leur érosion. Une telle discussion doit être inclusive et doit prendre en compte les préoccupations et les intérêts de toutes les parties prenantes", a-t-il souligné.

La Russie a présenté la semaine passée deux projets de traités, l'un destiné aux Etats-Unis et l'autre à l'Otan, résumant ses exigences en vue d'une désescalade.

Ces textes interdisent l'élargissement de l'Alliance, à l'Ukraine en particulier, et limitent la coopération militaire occidentale en Europe de l'Est et dans les pays issus de l'ex-URSS, sans imposer de mesures similaires à la Russie.


►►► À lire aussi : Ukraine : quelles sont vraiment les intentions de la Russie avec sa liste de conditions ?


La secrétaire d'Etat américaine adjointe chargée de l'Europe, Karen Donfried, avait déclaré mardi s'attendre à ce que le dialogue commence en janvier, tout en prévenant Moscou que certaines de ses exigences étaient "inacceptables".

"Il n'y aura pas de discussion sur la sécurité européenne sans les Européens", a-t-elle aussi affirmé. "Nous avons clairement dit que nous ferions ça avec l'Alliance à 30", a-t-elle ajouté au sujet de l'Otan.

Les Etats-Unis ont de nouveau accusé mercredi la Russie de poursuivre "l'escalade" à la frontière avec l'Ukraine et réitéré leur mise en garde en cas d'"agression" contre ce pays.

 

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