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Didier Reynders: "Je serai tête de liste à la Chambre à Bruxelles, pour la Région, on verra"

Didier Reynders: "Je serai tête de liste à la Chambre à Bruxelles, pour la Région, on verra"
05 nov. 2018 à 08:08 - mise à jour 05 nov. 2018 à 08:08Temps de lecture2 min
Par RTBF

De retour d’un voyage au Japon, le ministre fédéral des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR), revient sur l'importance de commémorer les 100 ans après la fin de l’Armistice. "Les commémorations des 100 ans de l’Armistice ont énormément de sens. Il y a un devoir de respect important pour toutes ses vies perdues", indique le vice premier-ministre. Selon lui, les quatre années de commémoration rappellent que c’est toute la Belgique qui a été touchée : de Liège, au Flanders Field en passant par Dinant. "À l’époque, c’était une véritable boucherie", commente Didier Reynders.

À l’issue de la Première guerre mondiale, la Société des Nations était la première tentative d’organiser le multilatéralisme de manière structurée, elle s’est soldée par un échec. Il a fallu attendre la fin de la Deuxième guerre mondiale pour voir la création de l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui fonctionne encore à l’heure actuelle.

Didier Reynders se réjouit que la Belgique ait pu obtenir un siège au sein de Conseil de Sécurité aux Nations Unies pendant les deux prochaines années : "C’est l’occasion de peser là où des décisions peuvent être prises non seulement pour régler des conflits, mais de plus en plus pour tenter de les prévenir."

Libye : pas ma faute

La RTBF a mis au jour un nouveau rebondissement dans l'affaire des fonds gelés de l'ex-leader libyen Mouammar Kadhafi. Une source proche du dossier indique sous couvert d'anonymat que le gouvernement belge aurait joué un rôle dans le financement de milices libyennes responsables de trafics d'êtres humains.

L’actuel ministre des Affaires étrangères pointe une différence d’interprétation de l’Union européenne et l’ONU en ce qui concerne ce dossier. Au niveau belge, il rejette les accusations de certains parlementaires quant à sa responsabilité dans l’affaire. "J’ai quitté le ministère des Finances le 6 décembre 2011, je n’étais donc plus en fonction. La décision a été prise par l’un de mes successeurs. "

Le ministre explique que les montants des intérêts sur les avoirs libyens s’élèveraient à "quelques centaines de milliers d’euros". Avant d’ajouter : "Je ne peux pas m’exprimer sur une décision que je n’ai pas prise."

Tête de liste à la Chambre ou à la Région ?

Des tensions sont palpables au sein du Mouvement Réformateur après les élections communales. Le bourgmestre d’Uccle a critiqué le manque du présence de Didier Reynders à Bruxelles, l’intéressé réplique : "Je peux comprendre que, quand son score personnel a diminué de 15% et perdu une majorité absolue, on a envie de trouver un bouc émissaire. Depuis, nous avons eu de nombreuses réunions internes pour constater que ce n’est pas la démarche qui a été retenue."

Selon le ministre libéral, on a voulu dans un premier temps exclure le MR dans un certain nombre de communes en région bruxelloise et parfois ailleurs aussi, mais la situation a pris une autre tournure : "Les négociations se sont poursuivies, vous constatez maintenant que nous sommes à nouveau dans la majorité à Molenbeek, comme probablement à Liège où nous n’y étions plus depuis une trentaine d’années. Nous avons plus de bourgmestres aujourd’hui qu’avant les élections."

Alors que les négociations pour former des coalitions au niveau communal se poursuivent, la campagne pour les élections régionales/fédérales s’accélère. Au MR aussi, on se prépare aux élections de mai prochain. Didier Reynders évoque ses plans personnels : "Je serai probablement tête de liste à la Chambre à Bruxelles. J’ai toujours été candidat à la Chambre et je compte le rester. À un moment, il faudra choisir une tête de liste à la Région. Il y a des candidat(e)s jeunes qui ont connu des résultats remarquables lors des communales."