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Diables Rouges

Diables Rouges - Orel Mangala : "Mardi, ce sera beau de revenir à Anderlecht"

Orel Mangala très heureux de cette première "vraie" sélection.
24 mars 2022 à 06:022 min
Par Eby Brouzakis

On connaît assez peu finalement celui qui est supposé, à terme, s’ériger en successeur d’Axel Witsel. Le joueur de Stuttgart évolue en 6 ou en 8 du côté de la Bundesliga. Il reçoit, à 24 ans, une vraie opportunité de se montrer sous la vareuse des Diables Rouges. Il bouclera son diptyque (Irlande et Burkina) mardi à… Anderlecht. Là où précisément, tout a commencé. Rencontre et découverte d’un jeune qui n’a pas joué une minute dans le championnat de Belgique.

C’est donc au Sporting que vous avez reçu votre formation Orel. Racontez-nous…

" J’ai quitté Anderlecht en U19 pour Dortmund. J’ai joué une saison là-bas (en jeunes) avant de signer à Stuttgart en 2017. Puis j’ai été prêté à Hambourg. Retour à Stuttgart avec une descente à la clef. Puis je suis remonté en Bundesliga avec Stuttgart. J’en suis à ma cinquième saison au club. "

Avec qui avez-vous joué en jeunes à Anderlecht ?

" J’ai joué avec Wout Faes et Siebe Van der Heyden. Nous étions de la génération 98… "

Comment expliquez-vous que plusieurs talents formés à Anderlecht n’ont jamais joué (ou si peu) en équipe première et finissent par éclore ailleurs avant de revenir plus forts ?

" Je crois que chacun a son destin et qu’à l’époque tout le monde n’était pas prêt à franchir ce cap. Chacun fait son trou où il peut. Et ça marche. Ce sera en tout cas beau de revenir à Anderlecht."

Cela veut dire au minimum que l’école des jeunes du Sporting est performante ?

" C’est certain. Le centre de formation est excellent. Il le prouve vraiment. "

Comment un joueur qui n’a pas encore une minute en première division belge finit par être courtisé par Dortmund ?

" C’est le fruit du travail des agents. A l’époque j’avais changé de managers et plusieurs agents sont venus me voir quand je jouais à Anderlecht. Et on a pu faire ce deal. Et ça a marché. A l’époque, mon horizon à Anderlecht était bouché au milieu avec Dendoncker, Praet, Tielemans… Et d’autres bons joueurs qui étaient sur le banc. Moi j’avais besoin d’un nouveau défi à ce moment-là car je ne voulais pas faire deux fois les U21. "

Et à Dortmund c’était comment ?

" J’ai commencé la préparation avec les pros. Il y avait Ousmane Dembélé, Aubameyang, Reus, Sahin… Des gars avec qui tu apprends très vite. Lewandoswki était déjà au Bayern Munich. C’était impressionnant car je n’avais jamais eu d’entraînements pros. J’ai appris beaucoup. Cela allait vite, c’était plus exigeant. Tout s’y jouait sur des détails qu’il fallait perfectionner."

Vous finissez par aboutir à Stuttgart. Vous y êtes une valeur sûre même si ces derniers temps c’était un peu plus compliqué. Vous avez perdu votre place de titulaire.

" Oui j’ai été un peu blessé et le coach m’a mis au repos. Et comme on ne change pas une équipe qui gagne… "

Il se murmure que le coach veut aussi vous challenger un peu

" C’est possible. En tout cas moi j’accepte le temps de jeu qu’il me donne. "

Vous connaissez votre valeur sur transfermarkt ?

" Vingt millions d’Euros. C’est beaucoup… Même si ma cote a un peu baissé ces derniers temps… (sourire)".

Et vous voilà en équipe nationale pour la véritable première fois…

" La première fois c’était l’an dernier mais je m’étais blessé. C’est un rêve de devenir Diable Rouge… Je vais tout faire pour revenir. Certains milieux de terrain vieillissent mais d’autres sont encore là… Mais je suis là pour montrer ce dont je suis capable. Le coach m’a dit de rester moi-même et qu’il connaissait mon jeu. "

L’avenir c’est vous non ?

" J’espère. "

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