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Economie

Dexia: plan de démantèlement en bonne voie d'approbation

Plan de démentèlement probablement accepté vendredi (Ici, enlèvement des logos "Dexia" des devantures des banques)
20 déc. 2012 à 13:31 - mise à jour 20 déc. 2012 à 14:512 min
Par Belga News

"Je proposerai (le 28 décembre) au collège des commissaires une décision approuvant les mesures d'aide additionnelles comme étant compatibles" avec les règles européennes sur la concurrence, a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse sur le plan de restructuration de quatre nouvelles banques espagnoles.

"La garantie de financement que nous allons approuver dans la nouvelle décision est de 85 milliards d'euros", a-t-il rappelé.

Le commissaire européen s'est réjoui d'avoir pu "trouver des solutions permettant de réduire le montant d'aide au minimum nécessaire" et de "limiter les distorsions de concurrence et d'assurer la viabilité des parties du groupe pour lesquelles ce sera possible".

Ainsi, a-t-il détaillé, le holding Dexia "fera l'objet d'une résolution ordonnée". Quant à la banque de dépôt Belfius, son ancienne filiale nationalisée par l'Etat belge, elle verra tous ses liens coupés avec Dexia et "mettra en oeuvre un plan de restructuration permettant d'assurer sa viabilité à long terme".

Enfin, Dexia Municipal Agency (DMA), le véhicule de refinancement de Dexia qui permet d'emprunter sur les marchés pour prêter aux collectivités, "fera partie d'une banque française (...) dont l'activité sera strictement limitée aux prêts aux collectivités locales", pilotée par la Banque postale et la Caisse des dépôts, a détaillé M. Almunia.

Ce plan "permet d'éviter une résolution désordonnée qui aurait des effets très négatifs" sur l'économie et de "contrôler la plus grande +bad bank+ de l'UE avec 300 milliards d'euros d'actifs".

La Commission avait initialement prévu de se prononcer sur le plan d'aides publiques à Dexia d'ici fin janvier, avant de finalement se décider pour fin décembre. Il semble que l'accélération des négociations entre la France et la Belgique notamment, ait contribué à cette accélération.

"Au cours des derniers mois, les négociations entre les Etats, pour des raisons que je ne veux pas détailler, se sont améliorées par rapport au passé", a souligné M. Almunia.

"Le point le plus difficile d'une très longue négociation a été la séparation entre la partie de Dexia soumise à une résolution ordonnée", comprenant le Holding et Dexia Crédit Local, "et la partie du groupe qui doit maintenir une présence sur le marché", soit DMA en France et Belfius en Belgique, a-t-il expliqué, soulignant que cela avait "fait l'objet d'innombrables réunions et discussions".

L'annonce de M. Almunia survient à la veille d'une assemblée générale extraordinaire des actionnaires de Dexia à Bruxelles, où ils seront appelés à se prononcer sur l'avenir du groupe. Ils doivent notamment valider une augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros par les Etats belge et français.

Les actionnaires n'ont pratiquement aucun espoir que des dividendes leur soient versés à l'avenir ou que le titre évolue favorablement, mais le conseil d'administration a fait appel à leur sens des responsabilités en insistant sur le fait qu'une dissolution de Dexia SA aurait des "conséquences systémiques très graves".

Elle entraînerait notamment l'activation des garanties publiques, avec des effets désastreux sur les finances publiques des Etats.


Belga

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