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Deux raids israéliens en Syrie: au moins 6 morts et 7 blessés

Deux raids israéliens en Syrie: au moins 6 morts et 7 blessés
20 août 2015 à 22:28 - mise à jour 21 août 2015 à 09:412 min
Par Belga News

Des raids de l'aviation israélienne sur une position militaire syrienne jeudi soir dans la partie non annexée du plateau du Golan ont fait un mort et sept blessés. Ce vendredi, au moins cinq autres personnes ont été tuées dans un second raid israélien sur la province syrienne de Qouneitra, dans la même région.

Un raid de représailles

"L'aviation ennemie a frappé à 23H30 (22H30 en Belgique) une position militaire en direction de Qouneitra, faisant un martyr et blessant sept soldats", a indiqué cette source citée par l'agence officielle Sana.

De son côté, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a indiqué que les raids avaient tué deux soldats et blessé huit autres.

Selon Sana, de premiers raids israéliens avaient visé jeudi vers 15H30 GMT (17H30 HB) le bâtiment du gouvernorat et une autre bâtisse abritant la direction des transports à Qouneitra, non loin de la ligne de séparation entre la partie syrienne du Golan et la partie occupée par Israël.

Israël a visé jeudi soir 14 positions de l'armée syrienne du côté syrien du plateau du Golan en représailles au tir de quatre roquettes sur la partie du Golan occupée depuis 1967 par Israël et sur la Galilée (nord d'Israël), ont indiqué des sources officielles israéliennes.

L'armée israélienne a frappé ces positions avec son artillerie et ses moyens aériens, d'après ces sources.

Ces tirs, qui n'ont pas fait de victime selon Israël, n'ont pas été revendiqués mais selon Israël ils portent la signature du Djihad islamique et de l'Iran. Ce que le groupe a démenti, dans un communiqué.

Dans l'ombre de l'Iran

A propos des tirs de jeudi, un responsable militaire israélien a accusé un haut responsable iranien d'être le "cerveau" à l'origine des tirs de roquettes. Selon ce responsable, Saïd Izadi, le chef de la branche palestinienne de Force Al-Qods iranienne est l'instigateur de cet "acte d'agression perpétré par le Jihad islamique, une organisation contrôlée par l'Iran". Ce responsable n'a toutefois pas été en mesure de préciser si le Jihad islamique auquel il faisait allusion était la même organisation palestinienne radicale active dans la bande de Gaza. Il a également souligné que l'armée israélienne n'avait pas "à ce stade" l'intention de déployer des renforts sur le plateau du Golan. "Nous ne souhaitons pas être impliqués dans la guerre en Syrie", a-t-il réaffirmé.

Jeudi en soirée, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) qui dispose d'un réseau de sources à travers la Syrie, pays ravagé par la guerre depuis 2011, a fait état de bombardements israéliens sur des positions du régime syrien sur le Golan et évoqué un nombre indéterminé de morts parmi les soldats. Dans un communiqué à Gaza, le Jihad islamique a démenti être à l'origine des tirs de roquettes. "Il s'agit d'une tentative de l'occupant (israélien), de détourner l'attention des crimes contre les prisonniers palestiniens et en particulier contre Mohammed Allan", a affirmé le communiqué.

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