Youth for climate: "Si nous n'agissons pas, il sera trop tard"

Deux manifestantes de 16 ans: "Si nous n'agissons pas, il sera trop tard"

© NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

24 janv. 2019 à 12:50 - mise à jour 24 janv. 2019 à 12:50Temps de lecture1 min
Par Laura Vandormael

Aujourd'hui se déroulait le troisième jeudi de manifestation des étudiants en faveur du climat. Si les conditions qui ont mené les ados à descendre dans la rue diffèrent, les raisons de se mobiliser pour les climats sont semblables.

Elsa Wegnez est étudiante de 16 ans à la Koninklijk Atheneum d'Etterbeek et Maïa Del Priore du même âge est inscrite au Lycée Emile Jacqmain. Pour toutes les deux, manifester est une façon de s'assurer un futur. "On est la génération la plus menacée par la détérioration du climat, et nous voulons vraiment faire quelque chose. On s'inquiète pour notre futur et on se demande même si nous aurons un futur", affirme Elsa Wegnez. Et ce, même si le directeur de son école n'a pas autorisé les élèves de son établissement à prendre part à ces manifs. "On a reçu deux heures de colle à cause des manifestations. Mais, ça m'a regonflé à bloc ", explique-t-elle. 

"Il faut agir maintenant" 

Pour les deux jeunes filles, il ne faut plus attendre 10 ou 20 ans avant d'agir. "Oui, on va devoir changer certaines habitudes. Mais, si on attend encore, ces changements seront trop radicaux. Là, on a encore le temps d'y aller petit à petit." D'après elles, il est possible de faire avancer les choses en agissant à son échelle. Elle citent l'exemple de la gourde qui a remplacé les bouteilles en plastique. "On a remarqué qu'il suffisait de parler une fois de la gourde pour qu'en quelques semaines, elle remplace les bouteilles plastiques. Idem pour les papiers d'aluminium. Dans notre entourage, ils se sont transformés en emballages recyclables." déclare Maïa.

Toutefois, toutes deux sont bien conscientes qu'agir de manière individuelle n'aura qu'une influence limitée sur le réchauffement climatique."Si le gouvernement commence à s'y mettre, cela aura un impact plus fort pour s'attaquer aux 300 multinationales", conclut Elsa. C'est pourquoi ces deux étudiantes continueront à descendre dans la rue. 

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