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Belgique

Des sans-papiers venant de la zone Ebola occupent un bâtiment à Saint-Josse

Des sans-papiers venant de la zone Ebola occupent un bâtiment à Saint-Josse
05 janv. 2015 à 20:49 - mise à jour 06 janv. 2015 à 15:261 min
Par Belga News

Ces occupants tiennent à dénoncer l'absurdité de leur situation. Il leur est " demandé " de rentrer chez eux sur base volontaire. Mais, ils ne savent pas comment faire? Les vols sont réservés aux équipes médicales et la situation sur le terrain reste très critique. Le virus reste présent et préoccupant. Il affecte toujours beaucoup le quotidien ; les marchés sont vides parque les gens ont peur, soins de santé restent défaillants, les tensions politiques sont profondes. Ces sans-papiers demandent également une protection temporaire de la Belgique comme celle mise en application aux états unis qui consiste à accorder aux réfugiés en provenance de la zone Ebola une autorisation de séjour pour 18 mois. Il leur est même accorder l’autorisation de travailler pendant cette période. Cette mesure est applicable jusqu'à ce que le virus soit endigué et jusqu'à ce que leurs pays retrouvent un peu de stabilité.

Alexis Andries, porte-parole de l'asbl Pigment, expliquait à l'Agence Belga, que "les expulsions vers la Guinée, la Sierra Léone et le Libéria sont actuellement suspendues mais leurs ressortissants présents en Belgique ne sont pas régularisés pour autant et se retrouvent dans un vide juridique. Ils continuent en outre à être encouragés à retourner volontairement dans leurs pays d'origine. C'est indigne et aberrant car s'ils ne sont plus expulsables, on ne peut leur demander de rentrer chez eux. Les sans-papiers du groupe Ebola ne veulent pas profiter de la situation dramatique qui touche leurs pays et tue leurs familles, mais veulent faire valoir leurs droits en se référant au cas américain. Les Etats-Unis ont en effet accordé une protection temporaire de 18 mois ainsi qu'un permis de travail aux ressortissants des trois pays ouest-africains les plus affectés par Ebola qui résident sur leur territoire".

Myriam Bael

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