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Des policiers licenciés pour avoir joué à Pokémon Go au lieu d’arrêter un cambriolage

Des policiers licenciés pour avoir joué à Pokémon Go au lieu d’arrêter un cambriolage
12 janv. 2022 à 09:451 min
Par Chloé Rosier

Des policiers de Los Angeles ont été démis de leurs fonctions après avoir choisi de jouer à Pokémon Go plutôt que d’arrêter un vol à main armé en cours très près d’eux.

Les deux policiers avaient déjà été condamnés mais ils avaient fait appel de la décision. Vendredi 7 janvier, la décision du service de police de Los Angeles de licencier les policiers Louis Lozano et Eric Mitchell a finalement été confirmée par la cour d’appel de Californie.

Les deux policiers ont admis avoir ignoré l’appel, du 15 avril 2017, concernant un vol à main armé mais ont continuellement nié être en train de jouer sur leurs smartphones à Pokemon Go. Leur superviseur de patrouille, le sergent Jose Gomez, aurait tenté d’entrer en contact avec les deux policiers plusieurs fois mais sans succès, selon The Independent.

Défense : trop de bruit !

Leur défense pour n’avoir pas répondu à l’appel est qu’ils se trouvaient dans une zone bruyante et que le son de la radio était inaudible. Pas de chance, une vidéo de la voiture de patrouille a révélé que les agents avaient décidé de ne pas répondre à l’appel de Gomez.

D’après le dossier judiciaire, mis en ligne par la Cour : "Pendant environ les 20 minutes suivantes, le DICVS (système vidéo numérique embarqué) a capturé les accusés discutant de Pokemon alors qu’ils se rendaient à différents endroits où les créatures virtuelles sont apparemment apparues sur leurs téléphones portables."

Le Daily Telegraph ayant lu tout le document, on les aurait entendus parler de pokémons : "l’officier Mitchell a alerté Lozano que 'Snorlax' vient d’apparaître."

La cour d’appel maintien la sanction

Si Lozano et Mitchell ont d’abord nié les faits, ils ont finalement avoué y avoir joué. Cependant, ils ont tenté d’empêcher l’enregistrement d’être utilisé comme preuve, soutenant que la conversation était privée et avait "improprement" acquise.

Ce à quoi le tribunal a répondu clairement : "Il serait absurde d’exiger des commandants et des enquêteurs des affaires internes qu’ils ignorent les preuves de 'conduites criminels flagrante' simplement parce qu’elles ont été capturées par inadvertance."

La cour d’appel a donc maintenu la sanction initiale de licenciement.

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