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Des parcs nationaux en Wallonie : où et pourquoi cette appellation ?

Des Parc Nationaux en Wallonie : bientôt deux existeront sous cette appellation

© Myriams-Fotos

Il existe déjà un "parc national" en Flandre, et ce sera le cas aussi en Wallonie au début de l’année 2023. Plusieurs projets ont été rentrés, et deux seront sélectionnés pour devenir des parcs nationaux. Une appellation supplémentaire mais surtout complémentaire dans des objectifs, tels que la gestion du tourisme.

Vous connaissez sûrement les Parcs naturels, les zones humides, les Réserves naturelles, etc. Mais bientôt, l’appellation de "Parc National" viendra s’ajouter à ce vocabulaire du côté Wallon. Du côté flamand il existe depuis 2006, avec le Parc National Hoge Kempen (Haute Campine) qui couvre 5700 ha de forêts et de landes.

En décembre 2022, deux Parcs Nationaux supplémentaires, viendront briser la solitude du Hoge Kempen. Quatre projets wallons ont été déposés et attendent le verdict : Entre-Sambre-et-Meuse, Hautes Fagnes, Forêt d’Anlier et Vallée de la Semois. Trois autres dossiers avaient été introduits mais n’ont pas accédé à la phase 2 de la sélection.

Rien n’est fait en vain !

Pour chacun de ces potentiels parcs, c’est un travail de plusieurs mois qui a été mis en œuvre par des équipes, recrutées ou déléguées, de plusieurs communes. Un dossier expliquant leurs projets en fonction des situations et opportunités de chaque zone, le tout analysé par un jury international.

Et la création du dossier, même sans sélection finale pour l’appellation, permet de : "Développer des stratégies transfrontalières, des stratégies de construction territoriale, les plans de gestion de nos parcs naturels respectifs […] Rien n’est fait en vain !", défend Nicolas Ancien, directeur du Parc naturel de Gaume, au micro de TvLux.

Reportage de Télésambre sur le projet du Parc National d'Entre-Sambre-et-Meuse :

Mais pourquoi cette appellation ?

Pour comprendre l’intérêt de ce statut supplémentaire, ou plutôt complémentaire, il faut se fier à la définition établie par l’UICN (l’Union internationale de la Conservation de la Nature), qui permet aussi de définir les standards d’un Parc National. "L’aire est protégée à des fins de protection des écosystèmes et récréatives" : en d’autres mots, le développement d’un écotourisme, responsable et durable. "Récréatif", une notion qui peut se retrouver dans les parcs naturels ou autres sites protégés, mais qui n’est jamais le but principal. "On y développe des activités socio-économiques : on montre aux gens comment on protège la zone", explique Vincent Scaillet, directeur de l’Aquascope de Virelles, à une équipe de Télésambre.

Comme détaillé par la Région wallonne sur son site, les deux lauréats bénéficieront d’une subvention de maximum 13 millions d’euros chacun pour réaliser le projet de parc national détaillé dans leurs plans directeur et opérationnel. Grâce à une enveloppe européenne et au fond Plan de relance de la Wallonie, des investissements seront faits pour développer un tourisme durable et préserver la faune et flore de ces lieux.

Ce label n’est donc pas "un de plus", car il est le seul à promouvoir les aménagements touristiques (dans le respect de la nature). C’est ce qui le différencie des autres appellations que l’on trouve dans notre pays, comme les Parcs naturels, les sites de grand intérêt biologiques ou les zones Natura2000. Plusieurs labels s’imbriquent et permettent de protéger, par une forme de gradation, notre faune et notre flore tout en en faisant la promotion.

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