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Retour aux sources

Des femmes face aux missiles à voir dans Retour aux sources

Elodie de Sélys revient sur le siège de la base militaire britannique de Greenham Common qui abritait des missiles nucléaires. Durant 19 ans, des milliers de femmes se sont mobilisées pour lutter contre ce type d'armes, en pleine guerre froide. Leur combat est devenu au fil des ans le symbole de la lutte contre le patriarcat et pour la protection de la planète.

"Des femmes face aux missiles" .  Un documentaire de Sonia Gonzalez à voir dans "Retour aux sources" le samedi 05 mars à 21h00 sur la Une. A REVOIR SUR AUVIO DURANT 90 jours

Pour parler de cette résistance pacifiste et féministe qui résonne avec celle d'aujourd'hui, Elodie reçoit en plateau Pierre Galand (militant pacifiste et conseiller en coopération ULB) et Benedikte Zitouni, professeur de sociologie (Université saint-Louis).

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Au début des années 1980, la tension entre l’Est et l’Ouest est tangible. L’Europe occidentale est désormais à portée de tir des missiles soviétiques et décide d’assurer sa protection en acheminant des missiles américains sur son sol. Cette surenchère aux armes nucléaires plonge une partie de la population dans l’angoisse d’une guerre nucléaire. Des femmes notamment, aux États-Unis, au Royaume-Uni, se regroupent pour partager leur peur du futur et décident d’agir ensemble. A Cardiff, au Pays de Galles, elles sont au départ trente-six à entamer une marche qui les mènera 10 jours et 200 km plus tard à la base militaire de Greenham, là où 96 missiles de croisière Tomahawk doivent être entreposés sur décision de l’OTAN. A leur arrivée, devant le mépris des autorités militaires et le silence de la presse, elles décident de rester et installent un camp de fortune. Elles seront rejointes par d’autres femmes de tous les pays, de tous âges et de toute origine sociale…  En février 1982, les femmes présentes décident que l’occupation de Greenham Common sera une occupation en non-mixité. Certaines vont ainsi vivre plusieurs années à Greenham, été comme hiver, dans des tentes et des caravanes. Ce mouvement rassemblera jusqu’à 30 000 personnes à l’occasion de manifestations non-violentes qui marqueront les esprits comme la chaine humaine entre Greenham. 

Si le camp de Greenham Common marque l’histoire des luttes anti-nucléaires et antimilitaristes par sa longévité, elle la marque également par la constante inventivité de ses modes d’action et des modes de vie sur le terrain. A la non-mixité, à la non-violence, il faut ajouter l’importance accordée au chant, à l’humour, à l’expression des émotions et à l’usage de savoirs et savoir-faire disqualifiés parce que " féminins " : grilles du camp " décorées " par des tissages, objets fragiles et jouets d’enfants, femmes déguisées en animaux pénétrant dans le camp militaire, die-in pour bloquer les transports militaires, etc.

 

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