Des enfants "dans des enclos grillagés": la politique migratoire de Trump fait polémique

Des enfants "dans des enclos grillagés": la politique migratoire de Trump en vidéo

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19 juin 2018 à 07:36 - mise à jour 19 juin 2018 à 07:36Temps de lecture2 min
Par RTBF avec AFP

Donald Trump revendique sa fermeté extrême aux frontières malgré le tollé provoqué par la séparation de plus de 2300 mineurs arrachés à leurs parents sans papiers, en affirmant qu'il ne laisserait pas les Etats-Unis devenir "un camp pour migrants".

Depuis l'annonce de la politique américaine de "tolérance zéro" début mai, 2342 enfants et jeunes migrants ont été séparés de leurs familles (du 5 mai au 9 juin), selon les nouveaux chiffres officiels.

Pour l'administration Trump, l'équation est simple : plus question de relâcher des sans-papiers parce qu'ils ont été interpellés en compagnie de mineurs qui ne peuvent être détenus avec eux, dans l'attente de leur hypothétique retour devant le juge, comme c'était la pratique sous le démocrate Barack Obama.

Tous les clandestins surpris du côté américain de la frontière sont donc désormais poursuivis et écroués... et leurs enfants doivent être hébergés de leur côté.

Enclos grillagés

Supermarché reconverti, vastes bâtiments, ces adolescents et jeunes enfants sont parfois logés dans des espaces grillagés, près de la frontière avec le Mexique. "J'ai vu des tonnes d'enfants massés ensemble dans de grands enclos grillagés", a témoigné un sénateur démocrate, Chris Van Hollen, après avoir visité un centre dimanche au Texas. Une vidéo montrant des enfants et des adultes dans l'un de ces centres a été partagée plusieurs milliers de fois sur les réseaux sociaux.

Les enfants "sont bien traités" et les rumeurs de mauvais traitements "sont fausses", a répondu la ministre de la Sécurité intérieure, Kirstjen Nielsen, lundi.

Rien de moins que de la torture

Une manifestation contre l'enfermement d'enfants qui ont franchi illégalement la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, le 18 juin 2018, à Los Angeles.

"Inadmissible", s'est indigné l'ONU. "Ce n'est rien de moins que de la torture", a renchéri Erika Guevara-Rosas de l'ONG Amnesty International, justifiant ses mots en soulignant "la sévère souffrance mentale infligée intentionnellement sur ces familles" pour "en décourager d'autres d'essayer d'entrer aux Etats-Unis".

Rarissime intervention dans un sujet politique brûlant, la Première dame Melania Trump a dit dimanche "détester voir des enfants séparés de leur famille". L'ex-Première dame Laura Bush a elle aussi rompu sa traditionnelle discrétion avec des mots forts, en dénonçant une politique "cruelle". Des mots retweetés pas une autre ancienne occupante de la Maison Blanche, Michelle Obama.

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