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Des doutes sur la tenue d'un procès qui doit démarrer lundi à la cour d'assises de Liège

Le bâtiment  ne cesse de se dégrader

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01 sept. 2020 à 11:39 - mise à jour 01 sept. 2020 à 11:39Temps de lecture1 min
Par Belga

Les deux plus grandes salles d’audience du palais de justice de Liège, situées dans le Palais des Princes-Evêques, font l’objet de mesures de fermeture en raison de problèmes de sécurité, a annoncé mardi le premier président Luc Lambrecht. La salle de la cour d'assises de Liège est concernée et plusieurs procès déjà programmés sont menacés par une mesure d’interdiction.

L’un des points noirs concerne la salle de la cour d'assises qui pourrait être interdite par une décision des pompiers. A la demande du département de la justice, une étude confiée à une société extérieure a analysé les flux des voies d’évacuation du palais de justice situé dans le palais des Princes-Evêques.

Cette étude a révélé deux surprises de taille. Les deux plus grandes salles d’audience de cette partie de l'édifice doivent être fermées et ne peuvent plus être utilisées. Il s’agit de la salle dans laquelle se déroulent les cours d’assises ainsi que la salle où se déroule habituellement la rentrée solennelle.

L’impact de ce rapport pourrait être considérable et mettre en question la tenue de grands procès et des procès d’assises, dont celui qui devrait débuter le 7 septembre prochain. "Le SPF Justice a validé cette étude sans nous concerter sur la possibilité de poursuivre l’activité judiciaire. Nous pouvons proposer des solutions de rechange, comme monter des escaliers de secours. Mais nous disposons de peu d’alternatives. Cinq procès d’assises sont déjà planifiés jusqu’à la fin 2020. Nous sommes toujours en discussion avec les pompiers pour voir si la session du 7 septembre pourra se tenir", indiquent les magistrats liégeois. Un autre problème est survenu durant le mois d’août avec la fermeture de la cour centrale principale à la suite de chute de pierre de taille.

Des examens ont été réalisés sur le bâtiment. "Il y a tout un travail à réaliser sur les infrastructures. Mais cette situation est déjà très ancienne et n’a jamais été anticipée. Nous sommes impuissants face à ce type de problème", a regretté le procureur général Christian De Valkeneer.
 

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