Deux sociétés américaines, Regeneron et Eli Lilly, ont publié mercredi des résultats différents et plus ou moins concluants sur leurs traitements contre le Covid-19 à base d’anticorps de synthèse, jugés prometteurs pour les patients au début de la maladie.
Regeneron a d’une part affirmé dans un communiqué de presse que des essais sur 524 patients avaient démontré que son cocktail d’anticorps dits monoclonaux, REGN-COV2, avait permis de réduire la charge virale des malades, et le besoin d’attention médicale ou d’hospitalisation, par rapport à des patients ayant reçu un placebo. Les anticorps de synthèse sont fabriqués en laboratoires et, injectés dans le corps d'un patient, fondent sur le virus pour le neutraliser comme est censé le faire le système immunitaire.
C’est ce traitement qu’a reçu le président américain Donald Trump début octobre.
Ces résultats n’ont pas encore été évalués indépendamment par une revue scientifique.
Le groupe Eli Lilly, qui avait publié auparavant des résultats intérimaires, a en revanche publié mercredi des résultats de l’essai de phase 2 de son propre traitement aux anticorps (LY-CoV555, aussi appelé bamlanivimab) dans la revue médicale New England Journal of Medicine.
Les données de cet essai-là sont mitigées. Un seul dosage (2.800 mg) a montré une efficacité modeste, chez des patients non hospitalisés ayant des symptômes légers à modérés.
Les deux sociétés sont soutenues par le gouvernement américain. Les deux ont déposé auprès de l’Agence américaine des médicaments (FDA) des demandes d’autorisation, les traitements n’étant aujourd’hui disponibles que dans le cadre d’essais cliniques ou d’autorisations au cas par cas, comme M. Trump en a bénéficié.