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Régions Brabant wallon

Démission de l'échevin Picalausa à Tubize : les autorités communales étaient au courant des irrégularités depuis 2014

Qui savait quoi et depuis quand? La situation cadastrale de l'échevin Michel Picalausa suscite de nouvelles questions.
18 mars 2021 à 14:47 - mise à jour 18 mars 2021 à 14:47Temps de lecture2 min
Par Hugues Van Peel

La démission de l’échevin tubizien Michel Picalausa, empêtré dans une affaire de précompte immobilier impayé depuis 15 ans, soulève de nouvelles questions.

L’intéressé dit avoir commis une erreur et il explique avoir entamé une procédure de régularisation l’an dernier. Mais qui était au courant de cette situation? Et depuis quand?

En 2014, un agent communal avait été engagé comme indicateur expert à Tubize. Il avait pour mission de transmettre au cadastre les modifications constatées sur les habitations, afin de faire payer aux propriétaires le juste précompte immobilier.

C’est cet agent qui a constaté les irrégularités concernant la maison de Michel Picalausa. Il a donc rédigé un courrier (daté du 14 octobre 2014) demandant à l’intéressé de se mettre en règle.

Une erreur de libellé?

Mais ce courrier n’a finalement pas été envoyé. La procédure voulait qu’il soit d’abord signé par le bourgmestre (et par le directeur général), or Michel Januth ne l’a pas fait. Contacté ce jeudi, le bourgmestre nous explique avoir renvoyé ce document à l’administration car il n’était pas correctement libellé. En clair, l’adresse mentionnée n’était pas la bonne.

Etonnant, car l’adresse du destinataire indiquée en haut du courrier est bien celle de Michel Picalausa. Et la référence de la parcelle cadastrale reprise dans le document semble correcte. Michel Januth dit avoir interrogé son échevin à ce propos mais aucun des deux n’aurait compris, à l’époque, de quoi il s’agissait. Mais quoi qu’il en soit du libellé, le bourgmestre et son échevin pouvaient-ils ignorer les irrégularités évoquées dans ce fameux document?

Autre question, pourquoi le courrier renvoyé à l’administration n’a-t-il pas ensuite été corrigé et à nouveau soumis à la signature du bourgmestre? Le directeur général, que nous avons également contacté, ne se l’explique pas.

En fin de compte, ce n’est qu’en 2020, six ans plus tard, que l’échevin Picalausa a entamé une procédure de régularisation. Il affirme aujourd’hui n’avoir eu connaissance de ces irrégularités qu’en décembre dernier. Il ne s’était pas rendu compte qu’il ne payait pas de précompte immobilier depuis 15 ans. Cette omission lui aura finalement coûté son poste.

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