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Déminage maritime : dans un contexte de tensions internationales, la Belgique investit dans les drones sous-marins

04 sept. 2022 à 20:22Temps de lecture1 min
Par Théa Jacquet sur la base d'un reportage d'Alexis Gonzalez

Face à la chasse aux mines européennes, les drones sous-marins se présentent comme une solution d’avenir. Ces véhicules autonomes sous-marins permettent en effet d’investiguer si des objets suspects tels que des engins explosifs qui se trouvent dans un port, dans un fleuve ou encore en pleine mer, là où la sécurité est menacée.

La Belgique, qui compte entre 100.000 et 300.000 mines dans ses eaux côtières, possède l’un d’entre eux, le Rémus. Équipé d’un sonar, il cartographie une zone définie. Son atout : il se faufile dans les zones très peu profondes, là où les bateaux chasseurs de mine ne peuvent se rendre.

D’ici deux ans, les drones devraient devenir la norme de la chasse aux mines. Sur l’eau, dans l’eau et dans les airs, ils vont être intégrés à des navires actuellement en construction. La Belgique en comptera six dans sa flotte navale.

"Au sein de l’OTAN et même dans toutes les marines du monde, on est conscient que c’est l’avenir puisqu’on va gagner énormément en termes de sécurité pour l’équipage, mais aussi en matière d’efficacité", indique Marie-France Godeau, lieutenant de vaisseau officier de la Marine belge.

Dans un contexte de tensions internationales, les forces navales européennes ont le regard tourné vers la Belgique. Le premier navire à drone sera livré à la fin de l’année 2024, tandis que les cinq autres arriveront d’ici 2030.

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