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Décret sur les titres et fonctions: "Un véritable dinosaure bureaucratique et administratif"

Pénurie : écoles cherchent professeurs

JT 13h

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08 janv. 2019 à 13:27 - mise à jour 08 janv. 2019 à 13:271 min
Par RTBF

"Décret Catastrophe : élèves sans profs!" : ce message se retrouve sur de nombreux calicots dans des écoles de l'enseignement libre en Wallonie et à Bruxelles. Le décret rebaptisé "catastrophe" est celui qui réforme les titres et fonctions. Il était souhaité par les professeurs et les directeurs, notamment pour le recrutement de nouveaux professeurs.

Mais lorsque ce décret est arrivé, tout le monde a déchanté. Au départ, le but était d'avoir le bon professeur à la bonne place avec le bon diplôme. Le recrutement devait être facilité. Il y a eu énormément de problèmes, notamment au niveau administratif.

Finalement, même pour recruter un professeur pour un remplacement d'à peine 15 jours, cela générait beaucoup de paperasse. Au point que certains directeurs préfèrent se passer de ces recrutements et trouver des solutions en interne.

"Des milliers d'heures ne sont pas données en Communauté française"

"Ce décret était souhaitable par tout le monde: les Pouvoirs organisateurs, les réseaux et les professeurs, mais on constate aujourd'hui que le décret en lui-même est discutable au niveau du fond. Je parle notamment de l'accroche des différents cours aux différents diplômes. Et il très discutable au niveau de sa mise en place: cela aboutit aujourd'hui à un véritable dinosaure bureaucratique et administratif. Si vous couplez cela aujourd'hui à la véritable pénurie de profs, qui est réelle dans certaines matières, vous aboutissez à des milliers d'heures qui ne sont pas données en Communauté française, avec des tensions énormes dans le nord de Bruxelles ou dans le Hainaut. Et des tensions qui sont totalement inédites dans les écoles techniques et professionnelles" explique Raphaël Van Breugel, directeur du collège St-Hubert à Watermael-Boitsfort.

Le cabinet de la ministre de l'Education Marie-Martine Schyns (cdH) annonce des assouplissements de la procédure pour le mois de mars. Mais certains directeurs d'établissement se demandent s'il ne faudrait pas tout simplement abandonner le décret.

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