Déclarer en "pénurie" le métier d'instituteurs: "Ce ne sera pas miraculeux" juge la CGSP

Les problèmes de remplacements sont apparus très tôt dans l'année.

© NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

23 févr. 2018 à 05:45 - mise à jour 23 févr. 2018 à 11:23Temps de lecture1 min
Par RTBF avec Agences

Pour Joseph Thonon, président de la CGSP-Enseignement, la décision de la Chambre de pénurie de l'enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles de déclarer les métiers d'instituteurs primaire et maternelle comme étant en pénurie "ne peut pas être négative mais ce ne sera pas miraculeux", réagit-il vendredi. La pénurie de ce métier "existe depuis longtemps et varie selon les régions mais elle augmente partout", explique-t-il.

Le métier d'instituteur primaire et maternelle a été déclaré en pénurie par la Chambre de pénurie de l'enseignement, rapporte vendredi L'Avenir. Une décision qui doit encore être avalisée par le gouvernement wallon, compétent pour octroyer les dispenses aux personnes qui souhaiteront de reprendre des études d'instituteur.

Joseph Thonon "ne croit pas trop" que cela améliorera la situation actuelle. "Je ne pense pas que des gens vont se relancer dans des études pour devenir instituteur", estime-t-il, nuançant que "cela ne peut pas être négatif pour autant".

La formation des instituteurs passe de 3 à 4 ans

La pénurie d'instituteurs primaire et maternelle "existe depuis longtemps mais varie selon les régions", explique-t-il par ailleurs. "Elle augmente dans toutes les régions mais en maternelle, on observe une pénurie très tôt dans l'année à Bruxelles alors qu'elle n'intervient que plus tard en Wallonie. Pour l'enseignement primaire, la pénurie commence très tôt partout."

Pour le délégué syndical socialiste, la raison est la pénibilité de la profession et le manque d'attractivité dont elle souffre. "De plus en plus souvent, on devient instituteur en deuxième choix. Ces personnes ne restent pas longtemps dans le métier", avance-t-il, soulignant que les premières années d'enseignement sont les plus difficiles.

Joseph Thonon espère ainsi que la réforme de la formation des instituteurs - passant de 3 à 4 ans - permettra d'augmenter l'attractivité de la profession, "en attirant davantage de personnes motivées et en augmentant légèrement les barèmes".

Reportage dans une école de formation montoise (JT 13h):

Pénurie d'instituteurs en Wallonie

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