Regions Liège

Décès de Fabrice Lantair, l’éminence grise des verts

Fabrice Lantair, ici avec l’ex-secrétaire d’État chilien du gouvernement Allende, le général Poblete

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C’est un homme de l’ombre qui vient de s’éteindre. Fabrice Lantair, 72 ans, n’était guère connu du grand public, et pourtant, il a joué un rôle majeur dans ce qui reste un événement politique de la fin du vingtième siècle : l’arrivée des écologistes au pouvoir dans une métropole, en l’occurrence la participation du parti Ecolo à une majorité dite progressiste, en 1982, à la ville de Liège. C’est lui qui, par ses talents d’entremetteur, est parvenu à vaincre les réticences, ou plutôt à endormir les méfiances, de l’état-major du parti socialiste, peu enthousiaste à l’époque à l’idée de tenter cette expérience, contre l'avis du bourgmestre Close, et contre l'avis, en outre, de certains de ses amis qu'il a dû convaincre au bout de longues discussions. D’ailleurs, la coalition n’a duré qu’une législature communale, mais elle a valu à la cité ardente d'être observée depuis l'étranger, comme un laboratoire…

Fabrice Lantair a, par la suite, tenté d’élargir ce type d’alliance, au niveau municipal, à Herstal puis à Flémalle, mais sans succès. Il a siégé au secrétariat fédéral des verts (dont il a été l'un des fondateurs à la fin des années septante), et il a exercé un mandat de conseiller provincial. En rupture avec une ligne plus accommodante, il s’est ensuite présenté sur les listes VéGa, mais sans être élu. 

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