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De vraies vacances pour les étudiants à Noël et en été : voici à quoi pourrait ressembler le futur calendrier du supérieur

Le futur calendrier de l'enseignement supérieur vise notamment à donner de vraies périodes de repos aux étudiants à Noël et en été, en misant davantage sur l'évaluation continue.

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L’enseignement supérieur connaîtra-t-il bientôt une réforme de son calendrier ? Le sujet est en discussion depuis un certain temps. Les modifications apportées cette année aux rythmes scolaires dans l’enseignement obligatoire pourraient accélérer le processus.

"Il y a une volonté de l’ensemble des acteurs universitaires, partagée plus largement au niveau de l’enseignement supérieur, d’avoir une structuration de l’année plus douce, qui ménage de véritables périodes de repos pour les étudiants, explique Vincent Blondel, recteur de l’UCLouvain. Tout le monde sait, par exemple, que la période de Noël n’est pas une véritable période de repos mais un blocus, ce qui n’est pas vraiment souhaitable. L’été devrait aussi être une période de repos, comme dans l’obligatoire."

Miser sur l'évaluation continue

Pour le recteur de l’UCLouvain, il faut sortir de l’enchaînement indigeste des longues périodes de cours, suivies des blocus et des sessions, et privilégier une évaluation continue des étudiants. Mais comment cela pourrait-il se traduire concrètement ?

"La rentrée pourrait avoir lieu un peu plus tôt dans l’année, un peu comme pour l’obligatoire, poursuit Vincent Blondel. Des examens pourraient avoir lieu avant la période de Noël, de manière à ce que cette période soit de véritables vacances. Et ensuite, dans la deuxième partie de l’année académique, on peut imaginer que les deux sessions aient lieu avant les vacances, pour que l’été aussi soit pleinement des vacances. On aurait une année plus progressive, avec des cours et des évaluations, pour éviter cette saccade très forte qui est inscrite dans le calendrier actuel. Le modèle que je décris est utilisé très largement à l’international."

Modifier le calendrier du supérieur permettrait aussi une meilleure synchronisation avec celui de l’enseignement obligatoire.

"On sait que dans la deuxième partie de l’année académique qui vient, il y aura deux plages de deux semaines de l’obligatoire qui ne coïncident pas avec les vacances du supérieur. Et deux semaines du supérieur qui ne coïncident pas avec l’obligatoire. Donc il faudrait qu’il puisse y avoir une évolution du calendrier du supérieur pour qu’il soit un peu plus en phase avec le calendrier de l’obligatoire. Même si une synchronisation parfaite ne sera pas possible."

Pas de précipitation

Mais à quelle échéance une telle réforme pourrait-elle aboutir ? A ce stade, il n’y a pas d’agenda. Sans doute faudra-t-il encore de longues discussions, incluant tous les acteurs. La décision reviendra de toute façon au politique.

"Je suis prudente, indique Valérie Glatigny, ministre de l’enseignement supérieur, interrogée ce mercredi dans Matin Première. Il faut avancer avec ordre et surtout de façon consensuelle, car nous avons des réalités diverses dans les universités et les hautes-écoles, par exemple."

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