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La Chronique de Bourdon

De Beethoven à Franck Dubosc : les grands trésors cachés de l'art

De Beethoven à Franck Dubosc : les grands trésors cachés de l'art

La nouvelle a fait grand bruit auprès des passionnés de bande dessinée : des dessins originaux de Franquin, Peyo ou encore Roba datant des années 50 ont été découverts sous des couches de papier peint, dans un appartement bruxellois. S’il s’agit d’une découverte majeure pour le 9ème art, ce n’est pas une première pour autant, comme vous allez le découvrir.

Voici les cinq plus grands trésors cachés de l’histoire de l’art, tous exhumés dans des circonstances étonnantes.

"La Symphonie n° 10" de Beethoven

Si on connaît tous la Symphonie n° 5 de Beethoven, et son célèbre "pom, pom, pom, pom", sa 10ème symphonie, par contre, s’est perdue dans les limbes du temps… avant d’être découverte par hasard le mois dernier par un plombier, chargé de déboucher un évier dans les cuisines du restaurant "Das Großer Wurtz" de Vienne. Un établissement connu pour sa nourriture impropre à la consommation et l’hygiène déplorable de son cuisiner en chef, Fritz, surnommé par les clients " Fritz à l’huile " en raison de ses cheveux peignés à la graisse de friture. Mais comment cette 10ème symphonie a-t-elle atterri dans le siphon de cet évier ? Les historiens n’ont pour le moment pas d’explications sur la question. Une chose est sure : Ludwig Van Beethoven étant mort en 1826, cette découverte remet en cause les propos de Hans Grüber, propriétaire de l’établissement, qui prétend avoir fait l’entretien de son évier tous les cinq ans.
Quant à cette fameuse 10ème de Beethoven, noyée sous des tâches de choucroute et de bière Amstel, elle est malheureusement devenue totalement illisible. Des scientifiques ont néanmoins pu sauver les premières notes de la partition. Et à leur grand étonnement, cette 10ème ressemble étrangement à la mélodie de "Hélène, je m’appelle Hélène". Cela pourrait expliquer la volonté de Ludwig de se débarrasser de cette partition.

 

"Et si tu étais quelque part ailleurs" de Marc Levy

Bien qu’il ne soit pas encore sorti, le prochain livre de Marc Levy, "Et si tu étais quelque part ailleurs", fait beaucoup parler de lui auprès de ceux qui ont pu le lire en exclusivité. La raison : un passage caché, retrouvé collé entre deux feuilles du manuscrit, et qui a suscité bien des troubles :

" J’ai vu ton pied, ce pied où j’eusse voulu pour un empire déposer un seul baiser et mourir, ce pied sous lequel je sentirais avec tant de délices s’écraser ma tête, je l’ai vu enserrer dans l’horrible brodequin qui fait des membres d’un être vivant une boue sanglante. Oh ! Misérable ! pendant que je voyais cela, j’avais sous mon suaire un poignard dont je me labourais la poitrine. Au cri que tu as poussé, je l’ai enfoncé dans ma chair ; à un second cri, il m’entrait dans le cœur ! Regarde. Je crois que cela saigne encore. "

Un passage fort bien écrit, puissant, évocateur, à mille lieues donc du style habituel de l’écrivain, plus habitué à nous offrir des paragraphes du genre

" Personne n’est propriétaire du bonheur, on a parfois la chance d’avoir un bail, et d’en être locataire. Il faut être très régulier sur le paiement de ses loyers, on se fait exproprier très vite. " (Et si c’était vrai) ou encore " Je n'étais que locataire de ce bonheur, elle n'a pas pu renouveler mon bail. " (Se revoir)

Après une longue enquête, la vérité a explosé au grand jour : pour une raison inconnue, un extrait de "Notre Dame de Paris" de Victor Hugo s’est glissé dans le manuscrit. Maladresse ? Accident ? Volonté de nuire à la réputation de Marc Levy ? Son éditeur l’a en tout cas aussitôt retiré, pour éviter qu’il ne dénature complètement le style de l’auteur. Quant à Marc Levy, interrogé sur cette affaire qui a agité le Landerneau littéraire, il a déclaré : "C’est quoi un Landerneau ?"

"Get up everybody boom boom" de David Guetta

Morceau inédit du DJ David Guetta, "Get up everybody boom boom" a été découvert sur une clé USB emballée dans du film plastique planqué à l’intérieur d’une cuvette de WC. La clé USB a été trouvée par la police de Miami, qui enquêtait sur une affaire de drogue. D’après l’agent Sonny Crockett, les policiers ont été mis sur la piste par un coup de fil anonyme émis par un homme avec un fort accent français, qui terminait chacun de ses phrases d’un tonitruant "Wouw !"

C’est pour cette raison que l’on soupçonne Guetta d’avoir caché l’objet lui-même et averti les autorités, afin de faire parler de lui. Il semble évident que l’artiste s’est inspiré de la découverte de la 10ème de Beethoven (cf. plus haut). Quant au morceau à proprement parler, il ne détonne pas dans la riche discographie de l’artiste, puisqu’il est basé sur une seule note : un sol. Une note qui correspond au niveau de la majorité de ses compositions.

"Prout" de Fabien Onteniente

Alors que "Prout" devait être LA comédie française de 2014, le long métrage de Fabien Onteniente, l’inoubliable réalisateur de "Camping", "Disco" ou "Turf" a bizarrement disparu de la circulation pendant des mois. Un mystère d’autant plus troublant que "Prout" promettait de grands moments de rire comme le cinéma français sait si bien nous les offrir, avec cette histoire truculente d’un proctologue – Frank Dubosc, au sommet de son art – confronté à une galerie de patients plus loufoques les uns que les autres : Kad Merad dans le rôle d’un agent de police pétomane, Kev Adams dans le rôle d’un jeune trop chanmé avec les cheveux en tarpé, Alexandra Lamy dans le rôle d’une nymphomane constipée, Didier Bourdon dans le rôle d’un raciste agresseur sexuel mais attachant, ou encore la participation exceptionnelle de Lino Ventura dans le rôle du squelette dans la salle d’attente.

Alors que les producteurs de "Prout" ont longtemps privilégié la piste du vol du disque dur par des malfrats ou des cinéphiles avertis, les rushes de "Prout" ont finalement été retrouvés très récemment. Ils étaient cachés dans l’anus de Franck Dubosc, et ont pu resurgir lors d’une gastro-entérite de l’acteur, chopée sur le tournage de "Camping 3". Si on ne sait toujours pas comment le disque dur a pu atterrir là, on se dit en tout cas qu’il s’agissait d’un endroit assez logique pour y ranger cette comédie de haut vol.

"Ceci n’est pas un musée" de René Magritte

Découvert par hasard dans le grenier d’un habitant de la région de Charleroi, caché entre des prospectus pour le festival du rire de François Pirette et des tracts électoraux pour Claude Despiegeleer, le tableau "Ceci n’est pas un musée" de René Magritte reste à ce jour inconnu du grand public, et ce pour des raisons obscures. Il s’agit pourtant d’une œuvre majeure de l’artiste, basée sur une mise en abyme. On y voit René Magritte, de dos, dans un musée, en train de reproduire une toile de René Magritte représentant René Magritte, de dos, dans un musée, en train de reproduire une toile de René Magritte, de dos…

Contacté par nos soins, le Musée Magritte, où la toile se trouve dans un entrepôt, refuse d’afficher ce tableau, de peur que René Magritte ne vienne, de dos, dans le musée, peindre la toile représentant René Magritte, de dos, dans un musée, en train de reproduire une toile de René Magritte, de dos…

Plus étonnant : la toile a été analysée par des procédés scientifiques, et on y a découvert, derrière les couches de peinture, l’inscription suivante, de la main de Magritte : " Un musée qui refuse que des gens fassent des croquis des toiles exposées n’est pas un musée ". Un message fort sibyllin, donc. Comprenne qui pourra.

 

Christophe Bourdon

 

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