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US Open

David Goffin : "Le silence à l'US Open, c'est comme une poussière qui passe dans le désert"

Les tribunes vides de Flushing Meadows

Les joueurs et les joueuses de tennis (comme les autres sportifs) commencent à être habitués, maintenant, à exercer leur métier devant des tribunes vides. Il n’empêche, quand on se retrouve dans un tournoi du Grand Chelem, cela fait vraiment bizarre. Parce que ce sont des événements qui brassent un monde fou, d'habitude, autour des courts et dans les allées.

Le monde du tennis vient donc de vivre sa première journée de Grand Chelem à huis clos. Et l’US Open, le tournoi le plus bruyant du monde, est devenu silencieux. Quand on suit les matches, forcément sur des écrans, on n’entend que le bruit des balles, les chaussures qui crissent sur le terrain, les annonces de l’arbitre, et les avions qui passent dans le ciel new-yorkais. Et parfois, les cris des joueurs, qui se lâchent ou se fâchent.

Comment les participants belges ont-ils vécu ce "tennis en silence" ?

David Goffin estime que l’absence du public lui a été plutôt favorable, puisqu’il jouait contre un Américain. Les spectateurs n’ont donc pas pu exercer une grosse pression sur lui, ni insuffler de l’énergie à leur compatriote. Mais il trouve la situation étrange, et se fait poète, au moment de l’évoquer. "Quand on fait un coup exceptionnel, il n’y a rien. C’est le silence complet, comme une poussière qui passe dans le désert. On se dit 'tout est à l’abandon, ici'. Mais peu importe, je me sens bien. J’ai fait un bon match, et j’espère que ce sera pareil au deuxième tour, même si le public ne sera pas là."

Greet Minnen pense qu’il pourrait y avoir une solution, pour remédier à cette absence de bruit. "Ils devraient peut-être faire comme en basket-ball, faire entendre un public virtuel. Je pense que des faux applaudissements, ce serait mieux que rien. Et pourquoi pas des faux spectateurs dans les tribunes, comme pour le football, en Allemagne. Cela pourrait être drôle."

Kirsten Flipkens a déjà vécu cette situation, comme beaucoup d’autres, la semaine dernière, puisque le tournoi de Cincinnati se jouait sur les mêmes courts, à New York. Elle trouve bien sûr la situation bizarre, elle aussi. Mais elle estime qu’elle n’est pas la plus à plaindre. "Pour les joueurs du top 10, ça doit être encore plus différent, parce qu’énormément de spectateurs viennent les voir, d’habitude. Pour des joueuses comme moi, c’est vrai qu’il y a toujours plein de gens dans les tribunes, mais moins. On ressent une grande différence, parce qu’il y avait de l’ambiance, ici, les autres années. Il faut rester dans son match, et peu importe s’il y a 5000 personnes ou cinq personnes."

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