Belgique

Dans les prisons belges, les détenus travaillent pour se payer des projets "bien-être"

Des hommes travaillant à la buanderie, dans la prison de Marche-en-Famenne, jeudi 30 avril 2020.

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15 avr. 2022 à 08:41Temps de lecture1 min
Par Belga

Cette année, 720.000 euros, financés par le travail des détenus, seront investis dans une centaine de projets "bien-être" menés dans les 35 prisons de Belgique.

"Il s’agit de sport, de culture, de programmes d’accompagnement de prévention de la toxicomanie, de séances pour la santé mentale, de culture de potagers et de bien plus encore. Cela ne coûte rien à la société, car grâce à la plateforme de mise au travail Cellmade, les détenus eux-mêmes en assurent le financement", a expliqué vendredi, dans un communiqué, le vice-Premier ministre et ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne.

Cellmade constitue un pilier important de la détention "qui doit faire sens". Grâce à ce système, 40% des détenus dans notre pays travaillent, ce qui augmente notamment leurs chances de retrouver, à terme, leur place dans la société.

Menuiserie ou fromagerie ?

Les activités proposées vont de la menuiserie au travail des métaux en passant par l’assemblage, l’emballage de produits, la reliure de livres, l’entretien des vélos, le travail d’impression et de numérisation de documents, la fabrication de fromage ou encore dans les projets futurs, la torréfaction de café.

La plate-forme s’associe par ailleurs à des centaines de projets bien-être de différentes envergures dans les prisons belges. Cette année, ce sont ainsi 720.000 euros provenant de ses recettes qui seront investis dans 44 projets en Wallonie, 42 en Flandre et 11 dans la Région de Bruxelles-Capitale.

Une détention qui fait sens

"Depuis très longtemps, l’ensemble des prisons font de leur mieux pour proposer une détention qui fait sens. Il est bon que l’intervention financière de Cellmade leur permette de se diversifier chaque année, de répondre aux besoins et d’évoluer. Avec le bagage qu’ils acquièrent, les détenus sont préparés pour le jour où ils seront libérés. De cette manière, nous prévenons la récidive et la pression sur les prisons surpeuplées diminue", a commenté le ministre Van Quickenborne.

 

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