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Dans le Bassin de la Sambre, six étudiants engagés pour lutter contre la balsamine de l’Himalaya

Dans le Bassin de la Sambre, six étudiants engagés pour lutter contre la balsamine de l’Himalaya.

Depuis des années, le long des cours d’eau wallons, une plante porte atteinte aux écosystèmes. Son nom : la balsamine de l’Himalaya. Cette plante exotique qui arbore en été des fleurs roses ou violettes a été importée dans nos régions par l’Homme. Elle est aujourd’hui devenue invasive.

Afin de l’éradiquer, le Contrat de Rivière Sambre et Affluents a engagé cet été six étudiants en biologie ou sciences de l’environnement. "Nos étudiants parcourent 24 communes, car la balsamine de l’Himalaya se retrouve à l’heure actuelle sur toutes les communes du bassin de la Sambre", explique Donatienne De Cartier, coordinatrice du Contrat de Rivière Sambre & Affluents.

Les fleurs de la balsamine de l’Himalaya. Une plante peut contenir jusqu’à 800 graines.
Les fleurs de la balsamine de l’Himalaya. Une plante peut contenir jusqu’à 800 graines. © RTBF

Un travail physique

Ce travail n’est pas de tout repos pour les étudiants. "C’est très physique. Il faut pouvoir marcher dans des rivières pendant quelques kilomètres. Il faut "combattre" des berges parfois un peu compliquées. Et puis, qu’il fasse très chaud ou qu’il pleuve, on est sur le terrain", constate Alexandre, un des étudiants.

Pour éradiquer la balsamine de l’Himalaya, plusieurs étapes sont nécessaires. "Il faut l’arracher et séparer la racine du reste de la plante. Il faut aussi arracher la fleur qui contient de nombreuses graines. L’enjeu est que les graines ne se retrouvent pas dans l’environnement pour éviter que la plante se multiplie. Ensuite, on jette la plante en dehors de la rivière ou du ruisseau pour qu’elle sèche et meurt", explique Sébastien, étudiant en biologie.

Une plante qui augmente le risque d’inondation en hiver

La balsamine de l’Himalaya est néfaste pour l’environnement. Elle prend la place des espèces locales. "Cela a un impact sur les faunes et la flore aquatique. Cela provoque aussi des risques d’inondations. En effet, en hiver, la balsamine de l’Himalaya disparaît complètement. Seules les graines restent dans le sol. Les berges se retrouvent donc à nue. Par conséquent, s’il y a une montée d’eau et que la rivière déborde, l’eau peut plus facilement s’infiltrer, car il n’y a plus rien pour l’absorber", explique Donatienne De Cartier.

Depuis le début du programme d’arrachage de la balsamine de l’Himalaya lancée il y a dix ans par le Contrat de Rivière Sambre & Affluents, la situation s’est améliorée. "Il y en avait beaucoup l’année dernière. Mais cette année, il y a en a moins. Le travail de ces dernières années commence à porter ses fruits. En fait, en deux ou trois années d’arrachage, on arrive à en venir à bout", précise-t-elle. Selon elle, il faudra encore une dizaine d’années pour éradiquer complètement la balsamine de l’Himalaya de nos cours d’eau.

 

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