Chronique cinéma

Dans "Don’t worry darling", Olivia Wilde décortique le couple et égratigne les faux-semblants

21 sept. 2022 à 07:52Temps de lecture3 min
Par Nicolas Buytaers

Comme tous les mercredis, Nicolas Buytaers nous emmène au cinéma et nous livre ses coups de cœur de la semaine.

Chronique cinéma

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Don’t worry darling

Nous sommes dans les années 50. Alice et Jack filent le parfait amour. Mieux encore, ils ont tout pour être heureux. Ils flirtent avec le bonheur, un bonheur quasiment indécent. Ils sont beaux, ils habitent une belle maison, Jack est bien vu dans son job de rêve, Alice s’occupe de tout le reste à la maison quand il n’est pas là, tout en suivant ses cours de danse et de natation. Tout se passe bien pour eux… Et pourtant, Alice ressent depuis peu un certain malaise. Elle a des visions, elle fait des cauchemars. Et elle commence à poser des questions, à gratter le vernis de cette vie si parfaite imaginée par la société qui emploie Jack. Une société qui se cache dans le désert et qui cache davantage de choses à ses hôtes…

Après l’excellente comédie dramatique "Booksmart" qui décortiquait les relations entre amies, l’actrice Olivia Wilde décortique le couple et pose cette question : ça veut dire quoi être heureux à deux et surtout comment y arriver ? Qui doit s’occuper de qui et/ou de quoi ? À l’image d’Alice qui gratte le vernis de sa vie si parfaite, Olivia égratigne les apparences, les faux-semblants et nous persuade que même quand tout semble bien aller, il faut se poser des questions, ne pas subir et lutter.

À l’image encore de son couple de cinéma, ce film est beau, esthétiquement réussi et terriblement prenant pour un thriller. Le malaise grandit en nous et la fin vous révèle tout. Et puis, il y a le casting qui est aussi de qualité avec Florence Pugh, Harry Styles, Chris Pine et Olivia Wilde en personne.

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Les enfants des autres

Virginie Efira est partout pour le moment. Déjà présente en salle la semaine dernière avec "Revoir Paris", nous la retrouvons dans le film "Les enfants des autres" de Rebecca Zlotowski.

Rachel est une professeure de 40 ans et aime sa vie comme elle est : sans enfant mais avec ses élèves, ses cours, sa famille, ses sorties. Un jour, elle rencontre Ali. Ils s’entendent parfaitement. Mais Ali est aussi le papa de Leila, sa fille de 4 ans née d’une précédente union. Rachel va s’attacher à Leila, elle va se mettre à l’aimer comme si c’était sa propre fille.

"Les enfants des autres" nous dresse le portrait subtil de cette belle-mère, cette belle-mère attentionnée, aimante qui remet même en question son envie d’avoir des enfants. Un film qui pose cette question "comment vivre avec les enfants des autres, quels sont nos responsabilités et nos devoirs". Ce film a été réalisé par Rebecca Zlotowski ("Belle épine", "Grand central", "Planétarium"), une réalisatrice avec de la sensibilité, un sens du cadre, qui sait pousser son casting à donner le meilleur. Et quel casting puisqu’on retrouve Roschdy Zem, Chiara Mastroianni et Virginie Efira qu’on voit partout, qui reste toujours aussi étonnante.

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Avatar

En décembre 2022 sortira la très attendue suite du chef-d’œuvre de James Cameron, Avatar. À l’occasion de cette sortie exceptionnelle d’Avatar 2, la voie de l’eau, le premier volet ressort au cinéma, histoire de vous faire une petite piqûre de rappel.

Est-il encore nécessaire de présenter le film "Avatar", le film de tous les records ou presque, de toutes les évolutions technologiques (comme la 3D et la capture de mouvement). Ce film raconte comment Jake, un ex-soldat devenu tétraplégique, se retrouve dans le corps d’un Na’vi, soit un extraterrestre géant bleu, sur Pandora, une planète colonisée par l’Homme. Touché par le mode de vie des Na’vis, il défendra cette planète contre la race humaine.

Film d’aventures, doublé d’une fable écolo, "Avatar" revient en salles 13 ans après sa sortie en version restaurée avec une image en 4K (d’une qualité étonnante avec ses 4000 pixels par lignes sur plus de 2000 lignes) mais aussi en HDR (soit une luminosité plus réaliste), en 3D, en Imax, bref, tous les formats possibles.

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