C'est vous qui le dites

Dans 4 jours, Michelle Martin sera totalement libre : êtes-vous prêts à accorder une deuxième chance après une peine de prison ?

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24 août 2022 à 09:25Temps de lecture2 min
Par C'est vous qui le dites

Dans 4 jours, Michelle Martin sera totalement libre. Après avoir passé 16 ans en prison puis 10 ans en liberté conditionnelle, ce 28 août, Michelle Martin retrouvera sa liberté et n’aura plus aucun compte à rendre à la justice, il lui reste, par contre, à indemniser les familles des victimes. Avec sa libération, vient la question de sa réinsertion qui ne s’annonce pas simple comme vous avez pu le voir dans le JT de 19h30 hier soir, elle n’arrive par exemple pas à trouver un emploi malgré la réussite de ses études.

Êtes-vous prêts à accorder une deuxième chance après une peine de prison ? Cest la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

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"Il faut le vivre pour le comprendre"

Charlotte, une auditrice d’Ixelles, est intervenue à ce sujet sur notre antenne : "Je peux accorder une deuxième chance à certaines personnes, mais pas à Michelle Martin. J’ai vécu quasiment la même situation que les petites filles et cela a ruiné ma vie. Ma maman a épousé un pédophile, ma sœur et moi avons reçu les mêmes traitements que les victimes de Marc Dutroux. Nous étions enfermées et battues. Il faut le vivre pour le comprendre. Pas de deuxième chance en cas de pédophilie. Elle ne sera jamais libre."

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"Elle aurait dû être condamnée aussi lourdement que Marc Dutroux"

Du côté de Charleroi, Andy nous partage son avis : "Ça dépend la gravité des faits. Elle pourrait quitter le pays, mais l’affaire est médiatisée internationalement. Elle aurait dû être condamnée aussi lourdement que Marc Dutroux. Elle était tout aussi complice. Ses actes restent gravés dans la mémoire des Belges. Je ne dis pas que certaines personnes sont impardonnables, mais pour ce type d’affaires, il faut être beaucoup plus stricte. La réinsertion pour elle, c’est en changeant de nom ou de pays."

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"J’ai beaucoup de mal à l’imaginer refaire sa vie normalement"

Le débat se clôture avec Anne-Françoise du côté de Chênée, en province de Liège : "Je peux donner une seconde chance à une personne qui sort de prison, dans l’absolu. La peine a été purgée et je suis pour la réinsertion des prisonniers, mais pour elle, c’est non." 

Émotionnellement c’est non, je ne peux pas lui donner de seconde chance

"J’ai beaucoup de mal à l’imaginer refaire sa vie normalement. J’ai été fort marquée par l’affaire Julie et Mélissa, j’avais 12 ans et cela a marqué toute ma vie, encore maintenant. J’ai beaucoup de mal à pardonner ce qu’il s’est passé."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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